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Compétitivité Coop de France avance 10 propositions pour « moderniser l’agriculture »

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Coop de France a présenté, le 11 mai, un livre blanc intitulé Comment moderniser notre agriculture ? qui contient 10 propositions « concrètes ». Parmi elles, Coop de France propose qu’en 2011, à l’occasion de la présidence française du G20, soit instauré « un niveau de stock mondial minimum, instrument régulateur des marchés et des prix ». L’idée est de « repousser les convoitises juteuses de la spéculation sur les matières premières agricoles ». L’enjeu pour la coopération est aussi d’aboutir à une « Pac anti-crise » qui repose sur la légitimité des aides et la régulation des marchés.

La situation du monde agricole est grave mais pas désespérée si on réussit à impulser une « modernisation » de l’agriculture basée sur « le pragmatisme et l’intelligence collective ». Tel est le message de Coop de France qui a présenté 10 propositions concrètes regroupées sous un livre blanc, édité à 3 500 exemplaires à destination des parlementaires, OPA, ONG environnementales, et réseau européen. Selon la coopération, le cycle OMC du tout-libéral est inapte à résoudre l’enjeu mondial de l’alimentation. Coop de France demande « la suspension de l’orientation tout-libéral de la négociation du cycle de Doha ». Pour Philippe Mangin, le président de Coop de France, le cycle de Doha est synonyme « d’autisme politique ». Le défi alimentaire doit être posé dans les instances internationales telles que le G8, le G20 ou encore l’Onu. Coop de France propose qu’en 2011, à l’occasion de la présidence française du G20, soit instauré « un niveau de stock mondial minimum, instrument régulateur des marchés et des prix ». L’idée est de « repousser les convoitises juteuses de la spéculation sur les matières premières agricoles ». Ce stock tampon pour amortir les à-coups et la volatilité des prix serait dédié notamment aux céréales et oléoprotéagineux. La coopération défend aussi un stockage public et privé, au niveau européen, en cas de crise de surproduction et de bas prix. Ce stockage serait complété par « un mécanisme de coresponsabilité (de type fonds mutualisé d’indemnisation), voire assurantiel, pour les crises sanitaires, climatiques et économiques sectorielles ».

Des DPU verts
Quant à la Pac et sa future réforme, les entreprises coopératives plaident pour des DPU (droit à paiement unique), « davantage liées aux efforts entrepris par les agriculteurs pour améliorer leurs pratiques ». Car pour Coop de France, il ne s’agit pas d’abandonner l’environnement pour cause de crise économique, mais de défendre une « écologie rationnelle, fondée sur la recherche et l’innovation ». « Il y a aujourd’hui un mauvais bruit de fond qui dit que le lobby agricole ne veut plus d’environnement », a estimé Philippe Mangin. « Il faut réconcilier agriculture et écologie dans une dynamique globale basée sur la responsabilité et le progrès », avance Coop de France. Ces aides directes doivent également être intégrées dans des mécanismes flexibles permettant de corriger les situations de crise engendrées par la baisse des prix et les hausses de coûts de production. C’est une Pac « anti-crise » qui « impulse la transformation de l’agriculture » que Coop de France appelle de ses vœux.

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