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Coopération agricole Coop de France dévoile ses propositions pour la présidentielle de 2012

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Lors de son assemblée générale à Paris, le 29 novembre, Coop de France a dévoilé « les 10 défis économiques, agricoles et alimentaires » que la fédération soumet aux candidats à l’élection présidentielle de 2012. C’est un manifeste, intitulé « la révolution coopérative », qui décline ces propositions.

«Sans être des révolutionnaires nous-mêmes, nous voulons révolutionner, c’est à dire apporter des innovations importantes », a déclaré Philippe Mangin, président de Coop de France, en présentant ses propositions pour les présidentielles de 2012. Ainsi, Coop de France a publié un manifeste, regroupant ses propositions concernant l’agriculture et la coopération, à destination du grand public et des candidats à la présidentielle en 2012. C’est lors de son assemblée générale, qui s’est tenue à Paris les 28 et 29 novembre, que ces propositions ont été présentées.

Les dérogations fiscales justifiées

Dans son manifeste, Coop de France souhaite promouvoir le « capitalisme coopératif » et répondre à une demande émanant de la société pour permettre « d’entreprendre autrement ». Selon la fédération, le modèle coopératif possède son « code génétique » avec des objectifs de durabilité, de traçabilité et de proximité. Valeurs répondant largement aux attentes d’une partie croissante des consommateurs et des citoyens. De plus, la coopération fait valoir dans ce document son rôle de dynamisation des territoires. La conservation dans les régions des emplois, et de la valeur ajoutée aux productions est ainsi mise en avant. Le tout, à proximité de bassins de consommation demandeurs. De plus, le « livre blanc » met en valeur l’équité du modèle coopératif dans les processus de décision en évoquant la « démocratie participative des coopératives ». Coop de France souligne aussi que, malgré des exonérations fiscales, la charge d’impôt pesant sur les coopératives est au dessus de la moyenne française. Mais, compte tenu du fort taux de redistribution de leurs résultat aux adhérents, ristourne et investissements mutualisant la valorisation des productions, ces dérogations fiscales sont, selon Coop de France, totalement justifiées compte tenu de leur efficacité.

Les coopératives livrent leur vision des politiques communautaires et nationales

Selon le manifeste, l’Europe, face aux difficultés qu’elle rencontre, devrait constituer un noyau dur « avec peut-être moins d’Etats, mais plus d’Etat ». Ainsi, Coop de France prône une Europe fédérale intégrée où « l’agriculture et l’agroalimentaire sont considérés comme des enjeux stratégiques ». Ceci afin de « produire plus et mieux ». Au niveau français, la coopération veut que l’Etat soutienne les secteurs stratégiques que sont l’agriculture et l’agroalimentaire avec une politique de long terme évitant les à-coups. Elle souhaite aussi que les fonds d’investissement stratégiques soient dynamisés. Coop de France veut d’ailleurs que soit favorisée la création d’entreprises de taille intermédiaire. Mais aussi que les règles européennes de la concurrence soient harmonisées et que l’image de la France en matière de goût et de gastronomie soit valorisée. Coop de France souhaite enfin qu’une vraie politique de développement du fret ferroviaire et fluvial soit réalisée au service du développement régional. Il faut aussi, selon le manifeste, dynamiser la recherche et l’innovation en maintenant le dispositif du crédit impôt-recherche.

Une vision économique de la coopération basée sur l’économie réelle

Un retour à l’économie réelle, refusant le tout financier, tournée vers la croissance par les exportations et l’harmonisation des règles est proposé par la coopération. Ceci implique, selon Coop de France, « de réguler de façon urgente l’économie et la finance par le renforcement des contrôles, la mise en place d’une gouvernance économique mondiale et donc européenne ». De plus, la coopération veut que le crédit retrouve un rôle dans le financement de l’économie et que les fonds de soutien type Oseo soient renforcés afin d’accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) dans leurs recherches de financements. Le soutien aux PME/PMI (petites et moyennes industries) pour trouver des relais de croissance à l’exportation est aussi un des points importants du livre blanc de Coop de France. L’harmonisation des règles et contraintes au sein de l’Union européenne et vis-à-vis des pays tiers est aussi demandée pour préserver ou améliorer la compétitivité de la ferme France. Enfin, la diversification et les filières locales, bio ou Agriconfiance sont défendues dans ce manifeste, ainsi que l’emploi, ou la régulation des prix et la redéfinition des relations avec la grande distribution.

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