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Coop de France : « Nous n’arrivons plus à discuter avec la distribution »

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Les coopératives, qui représentent la moitié des ventes d’agroalimentaire (80 milliards d’euros), « se sentent sur le fil du rasoir, entre chutes de revenus des producteurs, grèves dans les ports et le fret ferroviaire et difficulté à passer des tarifs en hausse sur les produits transformés dans les négociations avec les centrales d’achat ». « La situation s’est durcie, selon le président de Coop de France, Philippe Mangin. La distribution bloque tout sous prétexte que certains profiteraient de la crise, alors que la situation des filières bovine, porcine et avicole est parfaitement connue. Il y a trois semaines nous sentions une ouverture à nos problèmes. C’est fini, nous n’arrivons plus à discuter, l’inquiétude dans de nombreuses filières de la coopération se répand et va bien au-delà de ce qu’on imagine ! ». Les coopératives d’abattage de viandes ont pourtant fait savoir, par communiqué, qu’elles redonneraient aux producteurs « en toute transparence » les gains en matière de tarifs obtenus auprès des distributeurs.
Le secteur de la volaille veut également monter au créneau et promet de mener des actions de stickage des produits en magasin pour sensibiliser à la fois les responsables de la grande distribution et les consommateurs sur la situation des producteurs.

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