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Congrès Coop de France Pôle animal se penche sur l’organisation de la filière

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Lors de son congrès le 9 novembre 2009, Coop de France a souhaité planifier sa stratégie pour les années à venir. C’est dans le cadre d’une table ronde sur le thème des « Coopératives et synergies entre filières » organisée par le Pôle animal du syndicat qu’ont été révélés les grands enjeux pour 2010 : une interprofession forte, une contractualisation nécessaire et la compétitivité accrue des filières.

Interprofession, contractualisation et compétitivité : tels étaient les trois piliers du débat sur « les coopératives et synergies entre filières », organisé par Coop de France Pôle animal lors de son Assemblée générale qui a eu lieu le 9 novembre 2009 à Paris.
L’idée d’une interprofession au sein de la filière a été principalement défendue par Xavier Beulin, vice-président de la FNSEA et président de Sofiprotéol. Selon lui, « la LMA (loi de modernisation agricole) doit consolider le rôle des interprofessions. Elle pourrait être notamment le lieu où s’élaborent les contrats-types par filières, et où pourrait se faire l’observation des tendances de marché. »

Compétitivité de la filière
Autre sujet récurrent lors du débat : celui de la contractualisation. À ce propos, Xavier Beulin a plaidé en faveur d’une démarche contractuelle qui « implique des engagements de chacun des acteurs dans la filière ; elle suppose également une réciprocité. En effet, trop souvent le contrat ne repose que sur le seul engagement des producteurs, il est nécessaire que les transformateurs et les distributeurs renvoient également l’ascenseur. » Ce chantier en cours a également été évoqué par Gilles Herpe, président du Pôle animal de Coop de France qui considère que la contractualisation est faite « pour donner de la visibilité aux producteurs sur les produits ».
Mais l’idée sous-jacente de ce débat était bien évidemment celle de la compétitivité de la filière. À ce sujet, Gilles Herpe a souhaité rappeler les principales « pistes sur lesquelles il est urgent d’agir » : la problématique des OGM et du transport en camion de 44 tonnes pour l’alimentation animale, la relance de l’engraissement des bovins en France et la relation amont-aval dans la filière bovine, la rénovation des modalités de reconnaissance des organisations de producteurs dans la filière ovine, l’association des professionnels et de l’Etat pour pallier aux variations trop brutales des cours du porc ainsi que l’étiquetage de l’origine des produits bruts transformés de volailles.
Sans oublier les questions de sécurité sanitaire et d’amélioration de la communication du secteur avec la société.

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