Abonné

Coopérative U et Intermarché déplorent de faibles de taux de résultat net

- - 2 min

Alors que les négociations commerciales entrent dans leur dernière ligne droite, deux distributeurs ont déploré publiquement le faible taux de résultat net de leurs activités. Le p.-d.g. de Coopérative U, Dominique Schelcher, a indiqué que le taux de résultat net d’un magasin U standard atteint en moyenne 2 % de son chiffre d'affaires. Ce chiffre est obtenu en partant d'un taux de marge brute de 24-25 % dont on déduit les charges de personnel, les frais généraux (publicité, services financiers, etc.), la fiscalité et l’immobilier, a-t-il indiqué le 4 février devant les sénateurs de la commission d’enquête sur les marges des distributeurs et des industriels.

Thierry Cotillard, président du groupement des Mousquetaires (Intermarché), devant la même commission le 11 février, a donné des ordres de grandeur similaires, insistant sur le 2% de taux de résultat net pour ses magasins.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

négociations commerciales
Suivi
Suivre

Concernant les marges appliquées par les distributeurs aux fruits et légumes, réputées plus élevées que pour d’autres rayons, Dominique Schelcher a justifié la pratique de la péréquation des marges, avançant aussi que les fruits et légumes ont plus de pertes, demandent plus de travail et plus de frais logistiques. L’enseigne travaille actuellement sur l’évolution des marges sur les fruits et légumes, mais « il faut trouver des économies ailleurs ou de quoi faire un équilibre différent ». Thierry Cotillard a souligné que les marges des boucheries et poissonneries de ses magasins étaient souvent négatives, ce qui a poussé l’enseigne à en fermer de nombreuses. La FCD (distributeurs) a, quant à elle, souligné que les marges nettes de ses adhérents étaient très faibles sur des produits laitiers, de l’ordre de 1 % du chiffre d’affaires.

CB

Les fruits et légumes ont plus de pertes, demandent plus de travail et plus de frais logistiques