L’aide publique au développement française « n’est pas à la hauteur » des engagements de la France d’accroître son aide aux pays les plus pauvres, ont indiqué les dirigeants de la Coordination Sud, la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale, lors d’une conférence de presse le 30 mars. L’aide publique au développement française, rapportée au revenu national brut, n’a augmenté que de 0,01 point en 2008, par rapport à 2007, année où l’aide a « très fortement chuté », ont déploré les représentants de Coordination Sud. Or, la priorité des pays pauvres, c’est le développement de l’agriculture. « Aujourd’hui il faut coûte que coûte que l’agriculture se développe en Afrique, et qu’elle ne dépende plus des surplus américains et européens », a indiqué Jean-Louis Vielajus, président de la coordination. « Il faut alerter l’opinion sur le fait que la crise alimentaire demeure. On n’en parle plus parce que les prix des matières premières ont chuté, mais le problème n’est pas résolu. Les prix bas donnent l’illusion que la crise a disparu. En outre, la crise financière a éclipsé la crise alimentaire », a pour sa part développé Antoine Malafosse, délégué général du Comité catholique contre la faim et pour le développement.

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