Dans un premier document de travail publié le 5 juillet, les experts onusiens de la Convention sur la diversité biologique (CDB) proposent parmi les 21 cibles du futur cadre mondial rénové sur la biodiversité de réduire les pertes de nutriments « de moitié au moins » et celles de pesticides de deux tiers d’ici 2030. Le document sera débattu lors de la Cop15, qui devait être organisée à l’automne à Kunming, en Chine, mais qui pourrait encore être ajournée à 2022, selon des sources proches du dossier citées par l’AFP.
Pour WWF, le texte manque « de l’ambition et de l’urgence nécessaires pour inverser la perte de la biodiversité ». « La perte des espèces est irréversible et devrait être une priorité », illustre Guido Broekhoven, responsable au sein de la fondation à Bruxelles, alors que le texte parle uniquement de réduire le taux de disparition.
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Une autre des cibles proposées est de s’assurer « qu’au moins 30 % des espaces terrestres et des espaces maritimes au niveau mondial […] sont conservés à travers […] des systèmes d’aires protégées » et d’autres mesures de protection. Pour atteindre les 21 cibles, les financements en faveur de la biodiversité devront augmenter d‘« au moins 200 milliards de dollars par an », défendent les experts. En France, le plan Ecophyto II + publié en 2015 prévoit une réduction de 50 % des utilisations a l’horizon 2055.