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Méthane, protoxyde d’azote… on ne peut pas dire que ces deux substances ont été très souvent évoquées lorsqu’il s’agissait de réorienter les politiques agricoles pour des objectifs environnementaux. Ces deux gaz à effets de serre n’ont que très peu été pris en compte par les décideurs politiques. Il y a bien eu une directive nitrate au niveau européen mais essentiellement pour la préservation de la qualité de l’eau.
Demain, et sans doute au lendemain de Copenhague, les responsables des politiques environnementales risquent de se réveiller et de vouloir mettre en place de nouvelles contraintes au monde agricole. L’objectif est légitime et s’impose de lui-même : la prévention du réchauffement climatique.
Le problème, c’est qu’on aurait eu la possibilité de préparer le terrain depuis longtemps. Et de faire en sorte que les adaptations se fassent progressivement. Cela n’a pas été le cas. Le Grenelle de l’environnement n’a pas vraiment traité la question. On va donc de nouveau retomber dans des mises en accusation et sans doute dans des dispositifs imbéciles du type taxes sur les activités polluantes. Et cela touchera, parmi d’autres, des activités aussi fragiles que l’élevage bovin qui n’a évidemment pas besoin de ces contraintes supplémentaires au vu des revenus des éleveurs.
C’est pourquoi le monde agricole a peut-être intérêt à devancer ces échéances, à réfléchir à des dispositifs qui pourraient concilier le revenu des exploitants avec une réduction de leurs émanations de gaz à effets de serre. Proposer des solutions plutôt que de se les voir imposés par d’autres. Cela sera, en tout cas, sans doute un des gros enjeux des mois à venir.
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