« Qu’on arrête de faire passer les agriculteurs pour des voyous, il y a un règlement, quelqu’un l’a élaboré », a déclaré à l’AFP Bernard Malabirade, président de la chambre d’agriculture du Gers, après qu’une aide généreuse à la production de coriandre bio a conduit des agriculteurs occitans, principalement dans le Gers, à en semer à foison, poussant l’État à plafonner l’enveloppe financière dédiée par un arrêté le 19 août. « C’est l’État qui faillit à sa parole, qui remet la règle en cause en cours de campagne, c’est inadmissible », tempête M. Malabirade. Mais du côté de la Draaf, le directeur Olivier Rousset souligne : « Les aides à la conversion bio, ce sont deux éléments : un montant à l’hectare par culture et un mécanisme de plafonnement ». « Quand on regarde toutes les demandes d’aide de conversion, on observe si on est dans l’enveloppe ou pas : si on n’y est pas, on plafonne », explique-t-il. Et ce plafonnement était bien prévu dans un précédent arrêté, dès le mois de mars, fait-il valoir. Alors que les syndicats continuent de réclamer le paiement effectif des aides et que les chambres envisagent des recours en justice contre l’arrêté d’août, M. Rousset n’évoque la possibilité que d'« adaptations mineures ». « Cela ne pourra être que très limité du fait de la contrainte budgétaire », prévient-il.
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