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Coronavirus : le gouvernement au chevet de la «start-up nation»

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Le gouvernement a annoncé un arsenal de mesures destinées à aider les start-up à passer le cap de la crise. Il s’agit d’abord du versement anticipé d'un certain nombre d'aides ou de crédits d'impôt, comme le crédit impôt recherche. La mesure doit représenter une avance de trésorerie d'au moins 1,5 milliard d'euros, selon Cédric O. Sont également prévus des prêts de trésorerie garantis par l'Etat en fonction de la masse salariale ou du chiffre d'affaire annuels, annoncés par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, et qui pourront représenter jusqu'à 2 milliards d'euros pour les start-up.

Et pour les jeunes pousses dont la situation financière est la plus critique, une enveloppe spécifique de 80 millions d'euros gérée par BPI France,  pour « financer des bridges (crédit relais) entre deux levées de fonds » est également débloquée. Par ailleurs, l'Etat maintient, à travers BPIFrance, son soutien aux entreprises innovantes, comme les années précédentes. Celles-ci devraient recevoir ainsi "près de 1,3 milliard d'euros d'aides à l'innovation" en 2020 sous forme de "subventions, avances remboursables, prêts, etc.", selon un communiqué du gouvernement.

«On ne peut pas se permettre de les laisser tomber dans la période actuelle", a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O lors d'une conférence téléphonique avec BPIfrance, le bras armé de l'Etat pour soutenir les entreprises innovantes. "Une biotech peut mettre 10 ans de recherche à sortir son produit, sans réaliser de chiffre d'affaires, et si on détruit ce tissu au cœur de notre stratégie de la compétitivité et de la souveraineté françaises, le risque est qu'on mette des années à le reconstituer", a-t-il expliqué.

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