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FNSEA « Coup de projecteur » sur la difficile réalité de l’élevage bovin

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C’est dans un élevage naisseur-engraisseur du Maine-et-Loire que Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a souhaité, le 6 septembre, donner un « coup de projecteur » sur les difficultés financières que rencontre aujourd’hui l’élevage allaitant. Il demande donc au gouvernement une diminution des charges financières des exploitations et un soutien pour les nouvelles installations et les mises aux normes.

Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA, s’est déplacé le 6 septembre dans une exploitation de viande bovine du Maine-et-Loire afin de « montrer concrètement la réalité » de l’élevage bovin. « Entre effets de la conjoncture (hausse des matières premières, cours bas de la viande) et ceux de la sécheresse, le Gaec des Camélias est le type d’exploitation qui reflète ce que nous vivons. » L’exploitation qui devra débourser 19 700€ pour compenser la sécheresse et 8 500€ face à l’augmentation des charges et à la trésorerie manquante. Malgré ses résultats techniques et économiques « haut de gamme », le Gaec des Camélias « ne passe pas » sur le plan financier, précise Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. Il ne dégage même pas un revenu de 500€/mois/UTH et devra décapitaliser pour passer l’hiver. Guy Hermouet, vice-président de la FNB, est revenu sur le contexte pourtant plutôt positif de la consommation de viande bovine et des importations. « La filière devrait se comporter mieux », a-t-il pointé du doigt, avant de préciser que « l’Etat devrait maintenir son rôle régalien » pour une juste répartition des marges. « Face aux opérateurs, contractualisation et gestion groupée de l’offre sont nos solutions », continue-t-il.

Une indispensable baisse des charges
Jean-Michel Lemétayer rebondit sur ces propos et ne « peut imaginer un instant que les éleveurs soient la variable d’ajustement du prix aux consommateurs. Rattraper des centimes sur le prix pour être compétitif, c’est faire payer les éleveurs ! » Il réaffirme cependant le besoin de travailler en commun avec les opérateurs et les distributeurs qui ne sont pas des « ennemis ». « C’est une hausse des prix qu’il nous faut et pas des aides qui ne sont que des pansements », ajoute-t-il. Christiane Lambert revient sur la sécheresse en espérant une exonération de la taxe sur le foncier non bâti de la part de l’Etat. Jean-Michel Lemétayer a développé l’absolue nécessité du plan de développement du gouvernement, avec l’espoir d’une baisse des charges financières et d’une augmentation des aides à l’installation et à la mise aux normes. Il a conclu sur les négociations avec le Mercosur où « l’agriculture française et européenne n’est pas à vendre. Elle n’est pas une monnaie d’échange pour l’industrie ou le service. »

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