La chaîne de restaurants Courtepaille affiche une croissance de 11,5 % de son chiffre d’affaires pour 2005, une progression qui porte son CA à plus de 200 millions d’euros. De bons résultats que compte bien maintenir son nouveau président du directoire, Philippe Labbé, arrivé à la tête du groupe en décembre. Le dirigeant ambitionne de conserver un rythme de croissance de l’ordre de 9 à 10 % par an et prévoit l’ouverture d’une douzaine d’établissements, avec en ligne de mire un parc de 230 restaurants à l’horizon 2010. Courtepaille, qui totalisait au 31 décembre dernier 167 restaurants, dont 37 franchisés, envisage dorénavant de se développer sur de nouveaux sites stratégiques, comme les centres commerciaux, après avoir démontré en 2005 que l’enseigne pouvait très bien évoluer en dehors de la maison ronde traditionnelle.
Jusqu’où ira Courtepaille ? Cette année encore, la chaîne de restauration affiche une croissance à deux chiffres. Alors que sur les cinq dernières années, ses ventes ont en moyenne augmenté de 13 %, pour 2005, son volume d’affaires vient de passer la barre des 200 millions d’euros, soit une progression de 11,5 %. Mais ramenée à surface constante, la performance n’est que de 3,5 %. Le groupe, qui emploie 3 000 personnes, a en effet procédé l’an passé à l’ouverture de neuf établissements supplémentaires, a « achevé en quasi-totalité la rénovation de son réseau » selon son communiqué, et totalisait au 31 décembre dernier 167 restaurants, dont 37 franchisés. Et pour conserver une activité en hausse de 9 à 10 % par an, Philippe Labbé, le nouveau président du directoire de Courtepaille, compte tenir un rythme de douze nouvelles ouvertures par an, pour atteindre à l’horizon 2010 un parc de 230 restaurants. Et ce, en préservant l’équilibre actuel, soit 80 % de l’activité réalisée en succursales et 20 % par le biais de la franchise.
Nouvelles perspectives de développement
Au cours des quinze derniers mois, la chaîne de restaurants a testé une nouvelle génération de Courtepaille. En reprenant des établissements de la concurrence, le spécialiste de la grillade a parfois quelque peu ébréché son concept de la maison ronde traditionnelle avec toit de chaume, caractéristique de ses enseignes depuis 45 ans. Deux anciens restaurants Pizza Hut et un établissement La Boucherie ont ainsi été transformés pour reconstituer l’ambiance intérieure d’un Courtepaille. Tentatives couronnées de succès puisque dès lors la fréquentation a bondi de 20 %. « Nous avons constaté que ce qui est essentiel pour le client c’est la cheminée et le grill,explique Philippe Labbé, et cela nous a permis de valider l’hypothèse que nous pouvions très bien évoluer en dehors de la maison ronde». Un bilan positif qui « offre un certain nombre de perspectives», se réjouit le dirigeant, en précisant qu’il n’était évidement pas question d’abandonner pour autant le format des maisons rondes. Dorénavant, l’implantation sur de nouveaux sites stratégiques est à l’ordre du jour, notamment à proximité ou dans des grands centres commerciaux. L’ouverture d’un restaurant Courtepaille est ainsi prévue au cours du quatrième trimestre dans le centre commercial de Créteil Soleil, dans le Val-de-Marne.
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Changement de direction
En parallèle de cette évolution stratégique, l’institutionnel du groupe aura été également le théâtre de changements majeurs en 2005. Du coté de l’actionnariat, un deuxième LBO a redistribué les cartes : le fonds d’investissement ING-Parcom en association avec le management de l’entreprise, a racheté en avril dernier les 80% du capital détenus par Barclays Private Equity (60 %) et le groupe Accor (20 %), les derniers 20% restant détenus par d’autres investisseurs financiers. A l’occasion de cette prise de contrôle de la filiale du groupe bancaire ING, l’équipe dirigeante a augmenté ses parts, passant à 20 à 35 % et Accor est sorti du capital, après avoir accompagné l’enseigne pendant plus de 20 ans. La société avait incorporé comme filiale Courtepaille en 1974, avant de réduire sa participation en 2000, lors du montage du premier LBO effectué par Barclays Private Equitiy. Enfin, la tête de l’exécutif de Courtepaille a pris un nouveau visage en décembre : après huit années aux commandes, André Motte a passé la main pour rentrer au conseil de surveillance. Philippe Labbé, ancien directeur général de McDonald’s France, a pris son siège de président du directoire et compte bien « conduire un projet de croissance pour une enseigne historique».