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À l’approche des élections des délégués de la MSA en janvier 2010, Gérard Pelhate, président de la Caisse centrale de MSA, souligne « qu’au cours du mandat 2005-10, les élus ont montré aux pouvoirs publics leur capacité à se réformer (seuls et plus vite que les autres), et à s’organiser pour être aptes à gérer des fonds publics, en passant de 57 caisses à 35 ». Les pouvoirs publics ont confié l’an passé à la MSA le soin de gérer le fonds des prestations sociales des non salariés agricoles, un enjeu de 8 milliards d’euros.
Le sujet récurrent de la banalisation du régime agricole avait tenté le gouvernement Fillon à ses débuts. « Il n’est plus à l’ordre du jour de banaliser notre régime. Nous avons réussi à démontrer aux pouvoirs publics l’intérêt d’avoir un outil de couverture sociale proche du terrain capable de faire des propositions ».
Le président de la MSA cite des initiatives de son institution : les maisons de santé pluridisciplinaires, autour de médecins ruraux, et dont de nombreuses tâches sont déléguées aux infirmières ; les ateliers de prévention thérapeutique ; les ateliers du bien vieillir (clubs de soutien aux personnes âgées en milieu rural). La MSA est à l’origine d’expérimentations « réussies » : Maisons de santé rurales, micro crèches, réseaux gérontologiques, Maisons d’accueil rurales pour personnes agées (Marpa). Certaines actions sont sollicitées par le gouvernement pour participer à des projets nationaux : carte enfant famille, RSA, jardins d’éveil.
« Nous avons une institution proche du terrain, qui fonctionne selon la démocratie mutualiste, et surtout dans le contexte actuel de crise, il faut être très proche de la réalité. C’est sur ce critère que les délégués tirent leur légitimité », a-t-il conclu.
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