L’UFS (semenciers) a indiqué le 8 juillet plus de 9 M€ de pertes liées à la crise Covid-19 pour les entreprises travaillant les espèces de plantes potagères, florales et des gazons. En termes d’activité, leur « cumul des pertes dépasse les 9 millions d’euros, a déclaré en conférence de presse la DG Rachel Blumel. Les pertes de chiffres d’affaires atteignent en moyenne 8 % par rapport aux objectifs fixés, avec une variation s’étalant entre 3 % et 20 %. » Cela est lié principalement à la fermeture des points de vente (jardinerie, rayons de libres-services agricoles, arrêts de travail des professionnels de l’horticulture et du paysagisme). Leur réouverture, au bout de trois semaines de confinement, a permis à des entreprises de rattraper leurs pertes, selon l’enquête de l’UFS. Certaines d’entre-elles ont aussi profité de ventes sur internet. « Les autres familles d’espèces ont été relativement peu touchées », note le syndicat. Des activités à l’export, notamment vers les pays-tiers, ont toutefois été bloquées par la fermeture de frontières. L’impact est notamment marqué pour les oléagineux, avec des entreprises qui ont vu leurs exportations vers la Russie limitées par des problèmes administratifs accrus par l’épidémie.
Les entreprises semencières font aussi face à des suppléments de charges. D’après l’enquête, 93 % signalent des frais liés à la protection des salariés qui peuvent représenter plus de 200 000 euros. 43 % connaissent des surcoûts en ressources humaines, liés au remplacement des arrêts de travail, avec la moitié des entreprises ayant dû faire appel à de la main-d’œuvre exceptionnelle. 32 % subissent des charges supplémentaires côté approvisionnement et logistique, qui se traduisent par une augmentation de 1 % à 25 % par rapport au budget prévu.
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Parmi les attentes exprimées par les entreprises figure le maintien du Crédit impôt recherche (CIR). Un dispositif que le président Claude Tabel juge « essentiel » pour soutenir l’innovation variétale. L’UFS plaide aussi en faveur d’« une réglementation adaptée » vis-à-vis des OGM, permettant d’utiliser toute la « boîte à outils » des semenciers, notamment les nouvelles techniques d’amélioration végétale (dites NBT).
Des activités en grandes cultures « relativement peu touchées »