La Corée du Sud a imposé le 27 janvier un blocus de douze heures sur les élevages de volailles dans trois provinces du pays, afin de freiner la contagion d'une épidémie de grippe aviaire H5N8, qui a déjà entraîné l'abattage de centaines de milliers d'animaux. Le lendemain, les autorités de Hong Kong ont annoncé la découverte d'un foyer de H7N9 dans de la volaille importée de Chine populaire.
EN Corée du Sud, depuis que l'épidémie de grippe aviaire a été détectée, le 16 janvier, dans un élevage de canards à Gochang, à 300 km au sud-ouest de Séoul, quelque 640 000 volailles ont été abattues (1). La souche H5N8 a ensuite été identifiée dans 17 autres élevages et 810 000 oiseaux devaient être tués.
Les services sanitaires ont interdit tout déplacement pendant douze heures aux personnes travaillant dans les élevages de volailles, y compris les vétérinaires, dans les provinces de Gyeonggi (près de Séoul), du Chungcheong du Sud et du Chungcheong du Nord (centre). Pendant les douze heures de blocus, les autorités locales ont supervisé des opérations de désinfection dans toutes les exploitations des régions concernées. Il s'agit de la première épidémie de grippe aviaire en Corée du Sud depuis 2011, une épidémie qui avait entraîné l'abattage de 6 millions de volailles dans quelque 280 élevages. Ce blocus a été décidé alors que grandissent les craintes de contagion dans le sillage des déplacements traditionnels en Corée du Sud à l'occasion du Nouvel an lunaire.
Le Nouvel an chinois, une menaceA Hong Kong, les autorités ont commencé le 28 janvier l'abattage de 20 000 poulets après la découverte d'un foyer de la grippe aviaire H7N9 parmi des volailles importées de Chine, suscitant de vives protestations de la part des grossistes et producteurs locaux.
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A quelques jours du Nouvel an chinois le 31 janvier, le chef de l'exécutif, Leung Chun-ying, s'est interrogé sur la pertinence de la poursuite des importations de poulets vivants.
Les craintes d'une épidémie dans la mégapole, traumatisée par la crise du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003, s'étaient ravivées suite au décès de deux hommes porteurs de la souche H7N9, les 26 décembre et le 14 janvier, après un séjour en Chine. Un porte-parole du ministère de la santé a annoncé le 29 janvier un troisième décès lié à ce virus, celui d'un homme âgé ayant séjourné en Chine peu auparavant, La Chine est confrontée depuis l'hiver 2013 à des contaminations par le virus H7N9 de la grippe aviaire, qui a infecté environ 140 personnes, faisant au moins 47 morts selon des bilans officiels (2).
(1) et (2) Voir n° 3432 du 27/01/14