A l’initiative d’une poignée de parlementaires européens, un groupe local « Slow Food- Goûts d’Europe » s’est créé au sein du Parlement européen avec l’objectif de défendre la bonne gastronomie et le bon vin contre la vague irrésistible des fast-foods. Un mouvement lancé au moment où le Parlement européen va avoir de plus en plus voix au chapitre de l’agriculture et donc la possibilité de co-décider dans un domaine où jusqu’ici il n’était que simplement consulté.
Marie-Hélène Aubert, vice-présidente du Groupe des Verts européens et fondatrice du groupe local « Slow Food-Goûts d’Europe », indique que son mouvement, qui aurait recueilli une soixantaine de signatures Ouvert à toute personne travaillant au sein du Parlement européen, le convivium « Slow Food- Goûts d’Europe » est composé actuellement de quatre députés verts (Marie-Hélène Aubert, Monica Frassoni, Jean Lambert et Carl Schlyter), un de la gauche vert ,Vincenzo Aïta, et un socialiste, Csaba Sandor Tabajdi., a pour ambition, dans le cadre de la réforme de la PAC, de « montrer son attachement à la biodiversité et à la promotion d’un autre type d’alimentation que celui défendu par les institutions européennes qui défendent les intérêts de l’industrie agroalimentaire européenne ».
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Présent à l’inauguration du mouvement, Carlo Petrini, le fondateur de « Slow Food » a indiqué que le rapport de l’UE à l’agriculture est quelque chose de schizophrénique : « elle se dit protectrice du patrimoine gastronomique et écologique. Mais lorsqu’elle adopte des lois, elle se plie à la pression des lobbys industriels ». Pour lui, la réduction du budget de la Pac et les normes sanitaires européennes de plus en plus contraignantes sont des obstacles importants au maintien de la biodiversité et de la diversité culinaire au sein de l’Union européenne.