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Création d'une marque « produit en Île-de-France »

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L’Île-de-France prépare un plan régional pour l’alimentation d’origine francilienne, a indiqué Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région, le 22 octobre au Sial de Paris. Pour commencer, une marque « produit en Île-de-France » pour le marché hexagonal et « made in Paris Region » pour l’export et les lieux touristiques a été annoncée ce jour.

La 52e édition du Sial (22-25 octobre), qui a accueilli 25 entreprises franciliennes sur les stands de l’Île-de-France, a été l’occasion d’annoncer la création d’une marque pour les produits alimentaires de la région. Cette marque sera apposée sur les produits répondant à des critères de proximité et de qualité. Exemples de ces produits exposés au Sial : le brie à la truffe noire fabriqué à partir de lait des fermes briardes, le yaourt citron-yuzu produit avec du lait de vaches du plateau de Saclay, la terrine de porcs de Seine-et-Marne et du Loiret. Il s’agit pour l’Île-de-France « d’afficher sa marque de fabrique », et de faire en sorte que « le citoyen de la région sache qu’en Île-de-France on produit bien et on mange bien, et que nos emplois sont nos emplettes », a précisé Gérard Hébert, conseiller régional et président du Cervia (Centre régional de valorisation et d'innovation agricole et alimentaire). « À nous aussi de faire connaître les produits franciliens dans les lieux touristiques et les aéroports », a-t-il ajouté.

Un objectif ambitieux : accompagner 200 installations par an

Au-delà de cette marque de territoire, c’est tout un plan pour l’agriculture qui est engagé pour la croissance d’une alimentation locale et biologique, pour favoriser l’emploi rural, notamment l’installation de jeunes agriculteurs, alors que 5 000 agriculteurs franciliens « sont en difficulté », confrontés à la baisse des prix et à la surtransposition des normes, a commenté Alexandra Dublanche. Ce plan consistera à « territorialiser l’offre » agricole par l’accompagnement à l’installation de près de 200 agriculteurs par an, à la diversification vers les circuits courts, à la création d’ateliers de transformation et à la rencontre entre les agriculteurs et les 12 millions de consommateurs situés à proximité, selon Alexandra Dublanche. Ce chiffre de 200 installés par an, ambitieux, reviendrait à quadrupler l’installation, qui est actuellement de 50 jeunes agriculteurs annuellement, commente-t-on à la chambre d’agriculture de la région. Le conseil régional compte atteindre 25 % de fermes diversifiées en 2022, et l’approvisionnement de toutes les cantines en 2024, puis à terme l’approvisionnement des rayons de la distribution. 

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Enfin, la vice-présidente de la région a annoncé la tenue des premières assises régionales de l’alimentation mi-février 2019, avec des producteurs, des transformateurs, des grossistes, des chercheurs, des géographes, des historiens. Après six mois d’échanges avec les acteurs du territoire, une stratégie pour l’agriculture et l’alimentation sera votée fin 2019.

C’est tout un plan pour l’agriculture qui est engagé pour favoriser l’emploi rural