« La grande masse » du crédit d’impôt recherche, qui coûte à l’État plus de 7 milliards d’euros chaque année, « sera maintenue », a indiqué le ministre français de l’Industrie Marc Ferracci le 24 juillet. « L’intégrité du CIR (crédit d’impôt recherche, NDLR) sera préservée », a-t-il assuré sur l’antenne de Sud Radio, où il était notamment interrogé sur les aides aux entreprises après les annonces du Premier ministre François Bayrou du 15 juillet sur le plan d’économies pour le budget 2026. « Le CIR, c’est plus de 7 milliards d’euros et encore une fois, la grande masse de ce crédit impôt recherche sera maintenu, je veux rassurer les industriels là-dessus, a dit M. Ferracci. Nous avons besoin d’inciter nos entreprises à investir dans un contexte de concurrence. »
Des sociétés du secteur agricole avaient fait part de leur inquiétude de voir les fonds du dispositif réduits, voire supprimés. C’est par exemple le cas de Limagrain, producteurs de semences. Sébastien Chauffaut, son directeur général, avait alerté le 26 juin qu’une « suppression totale du dispositif nous coûterait environ 35 M€ ».
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« Nous ferons la chasse aux niches fiscales inutiles, inefficaces », avait déclaré le Premier ministre François Bayrou le 15 juillet. « Nous continuerons à protéger des dispositifs qui soutiennent l’offre », avait toutefois déclaré à sa suite le ministre de l’Économie Éric Lombard. « Je pense par exemple au crédit impôt recherche qui aide nos entreprises à préparer l’économie de demain. Ce soutien à l’offre sera prolongé vers les industries de la transition écologique et de la décarbonation de l’industrie lourde, dont la France peut devenir le leader européen », avait-il ajouté. En mai, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, avait appelé à « questionner » certaines niches fiscales, dont le CIR.