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Crédits nature : Bruxelles finalise sa feuille de route

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La Commission européenne est en train de finaliser une feuille de route pour accompagner le lancement des crédits nature promis par sa présidente Ursula von der Leyen. La date de sa publication, initialement prévue pour le 11 juin, n’est pas fixée mais les grandes lignes commencent déjà à filtrer. Selon un projet en circulation, Bruxelles souhaite établir un calendrier pour parvenir à la création d’un marché européen de la nature. En 2025-2026, « la Commission réalisera une évaluation à l’échelle de l’UE du potentiel de marché pour ces crédits nature, incluant les projections de demande et les leviers d’investissement ». Entre 2025 et 2027, un projet pilote sur les crédits nature sera lancé afin d’aligner l’investissement public sur des priorités stratégiques à long terme. Mi-2026, un groupe d’experts présentera « les critères techniques et les grandes lignes d’un cadre méthodologique, en s’appuyant sur les pratiques européennes et internationales existantes ». Enfin en 2027, l’exécutif européen pourrait présenter des principes directeurs pour un cadre de gouvernance et de certification des crédits nature.

Lire aussi : Biodiversité : Bruxelles précise sa méthode de travail pour lancer des « crédits nature »

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Les actions en faveur de la nature devront montrer « des résultats en biodiversité clairement attribuables aux interventions des projets », prévient Bruxelles. « Un crédit nature devrait être une unité négociable émise uniquement après la livraison et la vérification réussies de résultats mesurables en matière de biodiversité, traduisant les certificats en unités quantifiables qui peuvent être enregistrées, regroupées, mises en banque et échangées », précise son projet. La certification évaluera la conception, la mise en œuvre et les résultats attendus de ces actions. Les certificats pourront être mis à jour au fil du temps pour refléter l’atteinte progressive des objectifs. Un système qui permettrait de soutenir l’investissement initial, de réduire les risques pour les bailleurs de fonds et de contribuer à instaurer la confiance dès le départ, pour générer des revenus pour les fournisseurs, en particulier les agriculteurs.