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Elevage bovin Cri d’alarme de la FNB contre les importations de bœuf en UE

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La Fédération nationale bovine (FNB), qui tiendra sa prochaine assemblée générale les 9 et 10 février à Paris, a lancé un véritable cri d’alarme contre la hausse des importations européennes de viande bovine et la perte de l’autosuffisance alimentaire des 25. Les éleveurs souhaitent, en échange d’avoir accepté la suppression des aides à l’export, obtenir des garanties sur le maintien de droits des douane sur les produits sensibles, tels que la viande bovine.

« Il existe un véritable danger, à moyen et long terme, à voir l’Europe perdre son indépendance alimentaire et sa capacité d’autosuffisance », a déclaré mercredi 26 janvier Pierre Chevalier, le président de la Fédération nationale bovine (FNB). En 2004, le déficit en viande bovine de l’Union européenne s’est encore accentué, à 110 000 tonnes équivalent carcasses, comme l’a encore souligné l’Ofival le 27 janvier (voir l’article dans le même numéro). Selon la FNB, les conséquences de la réforme de la Pac et les concessions faites à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et au Mercosur, vont accentuer dans les prochaines années le phénomène. « Nous sommes d’accord pour abandonner les subventions européennes à l’exportation, mais en contrepartie nous devons obtenir des garanties », indique Pierre Chevalier. Ce dernier craint notamment l’offensive toujours croissante, en termes de volume, mais aussi de prix, de pays comme le Brésil vers le marché européen.

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Refus d’une augmentation du quota du Mercosur

La FNB veut rester ferme et garder un discours offensif pour sa prochaine assemblée générale qui se tiendra les 9 et 10 février à Paris. « Il est hors de question de permettre aux pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) d’exporter davantage de viande bovine sur le marché européen », déclare Pierre Chevalier. L’Union européenne, a en effet, dans le cadre de pourparlers bilatéraux avec le Mercosur fait une proposition pour augmenter sensiblement le contingent d’importations de viande bovine, sans frais de douanes. « L’Europe devient dépendante du continent sud-américain et trompe les consommateurs qui désirent une agriculture attentive à l’environnement et à la traçabilité des produits, ajoute-t-il. En Amérique du Sud, les préoccupations environnementales, sanitaires et qualitatives sont en effet beaucoup moins élevées».