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L’envolée des cours des matières premières crée une « situation exceptionnelle, voire inédite pour certains » industriels de la volaille, s’alarme la Fédération des industries avicoles (FIA) qui évoque « la très forte dégradation de la rentabilité des entreprises d’abattage, de découpe et de transformation de volaille, notamment sur les trois premiers mois de l’année 2011 ».
« La répercussion de cette hausse est totalement insuffisante dans les tarifs de vente auprès des clients (GMS, grossistes et RHF), indique la FIA. Cette situation est accentuée par un niveau de promotions non rentable pour les abattoirs, ce qui risque de rendre impossible, à court terme, de respecter les engagements de contractualisation avec les éleveurs, accouveurs et fabricants d’aliments ». Depuis juin l’augmentation des céréales et des tourteaux a provoqué une hausse cumulée du prix de revient des aliments volaille de près de 50%, soit un impact sur le prix de revient des produits vendus aux consommateurs que les professionnels évaluent à +0,50 euro sur un poulet entier, et à +0,30 euro sur une barquette de filet de poulet ou d’escalope de dinde de 250 g.
« Les entreprises ne peuvent plus supporter seules ces hausses. Cette détérioration de la situation financière des abattoirs qui assumaient jusqu’à présent le rôle d’amortisseur des variations de prix du vif et de coûts des intrants, pourrait également mettre en péril l’avenir de certains emplois dans la filière et sa capacité d’investissement », conclut la FIA en rappelant que l’industrie de la volaille (87 entreprises) a réalisé un chiffre d’affaires de 4,3 milliards d’euros et emploie directement environ 30 000 personnes.
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