Au travers de sa lettre d’actualité du 12 novembre, le Syndicat national des industriels de la viande (Sniv) permet à Jean-Paul Bigard de s’exprimer sur les blocages des 9 abattoirs de son groupe. « Les affrontements que nous connaissons sont l’expression d’une crise non pas conjoncturelle mais bien plus profonde nécessitant d’importantes décisions structurelles, déclare-t-il. Il aura fallu que des tentatives d’artificialisation des cotations rendent les acteurs de la filière à l’évidence : le marché est têtu ». Il appelle à « un débat constructif », d’autant plus que « la consommation du produit que l’on défend a subi une chute de 20% en 30 ans. » La lettre reprend d’autre part les différentes mesures prises en interprofession le 10 novembre et rappelle le contexte de la situation politique et économique à partir d’un courrier de Jean-Paul Bigard du 4 novembre. Ainsi les cours ne sont « ni verrouillés, ni les plus bas d’Europe » et ce « n’est pas la demande qui augmente mais l’offre ». Au niveau interprofessionnel, Jean-Paul Bigard regrette l’absence de réponse aux question posées par le Sniv en décembre 2009 « qui posaient clairement les sujets à traiter (gouvernance, projet, méthodes). Au regard des sommes qui y transitent et des tâches qui lui sont dévolues, il est urgent de remettre de l’ordre, de la transparence et de la raison dans la maison interprofessionnelle. »
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