L’ancien ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire interpelle, le 28 janvier, François Hollande sur la crise agricole dans une lettre co-signée par 93 parlementaires de la droite et du centre et demande une réunion « exceptionnelle » des chefs d’État européens sur l’avenir de l’agriculture. « Notre agriculture meurt. Elle meurt dans la colère et dans la souffrance sans aucune réponse de votre part », écrit dans son courrier le député de l’Eure, futur candidat à la primaire de la droite et du centre. « Quand donnerez-vous à nos paysans un ministre à temps plein, qui ne cumule pas ses fonctions avec celles de porte-parole du gouvernement ?", ajoute-t-il avant de faire cinq propositions. Il propose notamment des mesures « conjoncturelles » pour « soulager des trésoreries d’exploitations », « faciliter le stockage dans la filière avicole ». Il veut aussi des « mesures contraignantes sur les distributeurs et les industriels pour les amener à une meilleure répartition des marges et des revenus des producteurs ». Bruno Le Maire suggère également une « accélération de la mise en œuvre des organisations des producteurs », ainsi que « la définition de tarifs préférentiels en matière énergétique pour les éleveurs » et « le gel de toute norme supplémentaire qui entraîne des coûts insupportables pour les exploitants ».
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