Les abords des bâtiments européens où se réunissent les chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles et les ministres de l’agriculture à Luxembourg devaient être investis par plusieurs milliers de producteurs de lait venus dénoncer le manque de réaction de l’Europe pour faire face à la crise de leur secteur. C’est Angela Merkel, la chancelière allemande, qui a souhaité que le dossier du lait soit examiné en marge du sommet européen, avec l’idée de rendre moins automatiques certaines augmentations de quotas qui ont été décidées dans le cadre des négociations sur le bilan de santé de la Pac. Mais cette nouvelle tentative visant à infléchir la politique laitière de l’UE a bien peu de chances d’être entendue par la Commission européenne. En dépit des très graves problèmes rencontrés par les producteurs et l’ensemble du secteur, Mariann Fischer Boel estime qu’il serait totalement erroné de remettre en cause les décisions prises sur le moyen terme pour supprimer les quotas en 2015 dans le seul but de répondre à des difficultés d’ordre conjoncturel. Pour néanmoins montrer que l’Europe ne se désintéresse pas de la crise laitière, la commissaire à l’agriculture ne devrait pas manquer de souligner que 650 millions d’euros ont déjà été dépensés cette année pour soutenir le secteur laitier et que la décision vient d’être prise de verser aux producteurs plus tôt que les autres années une bonne partie des 5 milliards d’euros auxquels ils ont droit au titre des aides directes.
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