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Crise laitière : l'UE démunie

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La Commission européenne a beau utiliser tous les outils à sa disposition pour tenter de stabiliser le marché laitier européen, celui-ci continue de plonger. Les prix du lait à la ferme ont encore reculé de 4 % au mois de mars, selon les dernières estimations mais rien n’y fait, la production grimpe toujours. Résultat : les stocks publics augmentent rapidement. Près de 200 000 tonnes de poudre de lait écrémé ont déjà été stockées soit par intervention publique soit par adjudication. Le volume maximal pour l’intervention publique avait été atteint le 31 mars, il a été doublé depuis. Mais le nouveau plafond pourrait être atteint sous peu alors que l’UE entre dans sa période de pic de production. Bruxelles compte désormais sur le dispositif de gestion volontaire de l’offre laitière (article 222 de l’OCM), qu’elle a pourtant traîné des pieds à mettre en place, pour inciter les producteurs à réduire leur production. Beaucoup doutent néanmoins de l’efficacité du système si aucune harmonisation européenne n’est prévue. La Commission pourrait donc aller plus loin en débloquant des fonds européens, restreints, pour les opérateurs qui décideraient de stabiliser leur production. Une proposition dans ce sens pourrait être faite à l’occasion du Conseil des ministres de l’agriculture du mois de juin quand la Commission aura plus de visibilité sur ses marges budgétaires. Il faudra ensuite encore un peu de temps avant que la mesure fasse son effet. Si elle en a un. À défaut de pouvoir activer des mesures de régulation, il ne restera alors, en dernier recours, que la réserve de crise.

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