Après l’annonce par l’État d’un plan d’aides pour la filière viticole, la Coordination rurale a déploré le 27 novembre qu’« aucune mesure structurelle » n’y figure. « Aucune mesure structurelle n’a été présentée, alors même que la filière a besoin d’investissements concrets. L’accès à l’eau doit devenir une priorité nationale : l’État doit s’engager dans de grands projets hydrauliques pour sécuriser l’approvisionnement et la gestion de la ressource », affirme-t-elle dans un communiqué. Et de s’inquiéter par ailleurs du financement des 130 M€ pour l’arrachage définitif. Annie Genevard a parlé le 25 novembre d’« une première évaluation à 70 M€ » en 2026, ajoutant qu’« il n’y avait absolument aucun doute sur la somme des 130 M€ ». Son plan de « sortie de crise » inclut la prorogation en 2026 des prêts structurels garantis à 70 % par BPI France, et l’allègement des charges sociales à hauteur de 10 M€ l’an prochain. « Entièrement conditionnés au vote du budget national, ces crédits semblent davantage destinés à apaiser les tensions » qu’à répondre aux besoins réels, estime la CR. Déçu par le plan d’aides, le syndicat propose une alternative : « Privilégier un arrachage temporaire, assorti d’une préservation des droits de plantation dans les bassins de production, afin de ne pas fragiliser durablement le potentiel local. »
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