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Crise viticole : lancement des prêts bonifiés « début 2024 »

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Comme attendu, le gouvernement a annoncé, par un communiqué le 2 octobre, la mise en place « début 2024 » de prêts bonifiés à 2,5 % à destination des viticulteurs, confrontés à une baisse des ventes de vin rouge, en particulier dans le Bordelais. Le dispositif sera soumis au régime de minimis (plafond triennal d’aide nationale par exploitation agricole). Et le gouvernement précise que son déploiement fera l’objet d’un « appel à candidature auprès des établissements concernés ».

L’exécutif rappelle qu’une enveloppe de 200 M€ a déjà été débloquée, fin août, pour soutenir la distillation, et 30 à 38 M€ pour un plan d’arrachage sanitaire, cofinancé par l’interprofession bordelaise (CIVB) à hauteur de 19 M€ et par la région Nouvelle-Aquitaine pour 10 M€. Le président des Vignerons indépendants Jean-Marie Fabre avait rencontré Marc Fesneau début septembre. Il avait demandé au ministre des allègements de charges sociales et foncières. Le syndicat avait aussi demandé la mise en place d’une aide similaire à celle obtenue après le gel du printemps 2021.

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Le 20 juillet, la Confédération des vins IGP avait, quant à elle, demandé un « sursaut » face au « marasme » en vue dans la filière viticole. Elle réclamait la mise en place de mesures à « très court terme », notamment « la création d’une étanchéité entre segments » pour éviter le « déversement d’un segment vers l’autre et donc la dégradation de valeur ». Autre mesure proposée : « La limitation des autorisations nouvelles de plantations dans les régions où les marchés sont compliqués. » La confédération appelait aussi à recenser les opérateurs qui distillent des volumes importants. Et ce dans le but de les accompagner vers « une sortie du métier grâce à des mesures sociales (distillation, arrachage différé ou définitif, etc.) ».

Le dispositif sera soumis au régime de minimis