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Cristal Union prévoit de rester bénéficiaire

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Le groupe Cristal Union, deuxième sucrier français, prévoit un résultat annuel en repli mais toujours bénéficiaire, en dépit de la chute des cours du sucre enregistrée sur 2017-2018, premier exercice depuis la fin des quotas européens.

« C’est compliqué, le marché mondial est le plus bas qu’on ait connu depuis fort longtemps, depuis le début des années 2000 », déclare le directeur général Alain Commissaire. « En termes de chiffre d’affaires, on ne sera pas si loin de l’an dernier parce qu’on a augmenté nos productions de quasiment 25 % par rapport à l’année dernière et le marché a baissé de 25 à 30 % », selon lui. « Ça va à peu près s’équilibrer si ce n’est que la chaîne économique n’est pas la même », déplore Alain Commissaire. Concernant le résultat, « on est persuadés que notre performance économique sera moins bonne que celle de l’année dernière, tout en restant positive », ajoute-t-il toutefois.

Le chiffre d’affaires 2016-2017 avait été en forte augmentation de 49 %, à 2,5 Mrd€, mais sur un exercice de 16 mois (du 30 septembre 2015 au 31 janvier 2017). Sur 12 mois, le chiffre d’affaires avait également augmenté de 7 %. Le bénéfice net 2016-2017 (sur 16 mois) avait atteint 133 M€.

La production à +30 %

Pour l’exercice en cours, « on avait pris des positions avant l’été, donc on avait des cotations qui étaient assez bonnes », a ajouté Alain Commissaire. Au cours de la campagne 2017-2018, le groupe a produit 2 Mt de sucre, 6,5 Mhl d’alcool et de bioéthanol et 800 000 t de produits déshydratés destinés à l’alimentation animale. Les surfaces ensemencées ont augmenté de plus de 30 % en deux ans pour atteindre en 2017, près de 180 000 ha. Avec plus de 15 tonnes de sucre par hectare en moyenne, Cristal Union revendique le rendement le plus élevé au niveau européen. Les coopérateurs ont livré plus de 17 Mt de betteraves aux dix sucreries du groupe, une production en hausse de plus de 30 % par rapport à la précédente campagne.

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La campagne betteravière 2017-2018 aura duré en moyenne 125 jours, soit une augmentation de 15 jours par rapport à l’exercice précédent, qui devrait permettre de réduire significativement les coûts fixes, comme pour l’ensemble des grands groupes sucriers européens.

Selon les premières prévisions de FranceAgriMer, la production française de sucre, en hausse sensible en 2017-2018, pourrait atteindre 6,2 Mt. Avec des exportations françaises prévues en nette progression par rapport à la campagne précédente à 3,15 Mt (2,17 Mt en 2016-2017), dont 2 Mt vers l’Union européenne et 1,15 Mt vers les pays tiers, le stock de fin de campagne pourrait néanmoins être relativement stable et s’établir à moins de 0,7 Mt en 2017-2018 contre 0,5 Mt en 2016-2017.

Le rendement sucrier « le plus élevé en Europe »