Le ministère de l’Agriculture a publié une feuille de route visant à réduire l’utilisation de cuivre dans l’agriculture, quelques mois après le renouvellement de son autorisation par la Commission européenne. Aucune mesure financière concrète. Le gouvernement annonce par exemple un centre de ressources similaire à celui déployé pour le glyphosate.
Le plan du gouvernement était attendu. Huit mois après la décision de la Commission européenne, en octobre, de diminuer de 6 à 4 kg/an/ha la quantité maximum de cuivre autorisée dans les cultures, le gouvernement a publié, le 15 juillet, une feuille de route pour réduire l’usage de ce fongicide, essentiellement utilisé en viticulture et en agriculture biologique.
Le gouvernement veut, dans un premier temps, « encourager la recherche, l’innovation et l’acquisition de connaissances ». Pour ce faire, il prévoit notamment de réaliser une « cartographie » des projets de recherche en cours, couplée à un travail « d’identification des freins résiduels », dans le but de « cerner les sujets prioritaires » pour de futures recherches.
Dans ces recherches, l’accent devrait être particulièrement mis sur la sélection variétale. Le gouvernement veut notamment « identifier et diffuser » les variétés résistantes aux pathogènes, via le dispositif OSCAR (observatoire national du déploiement des cépages résistants), particulièrement dans les filières vins et fruits. La France défendra en outre, au niveau européen l’utilisation de cépages hybrides dans les productions AOP.
Ecophyto sera utilisé
Pour accompagner les agriculteurs dans leurs changements de pratiques, les outils d’Ecophyto seront utilisés. Le portail EcophytoPIC devrait accueillir rapidement un centre de ressources similaire au « centre de ressources déployé pour le glyphosate », afin de « diffuser les connaissances et solutions ». Concrètement les acteurs de terrain y partageront leurs « solutions » pour « diffuser les bonnes pratiques ».
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Le réseau DEPHY sera également utilisé pour « diffuser les solutions alternatives et capitaliser les résultats de cette diffusion ». L’accompagnement des agriculteurs passera également (entre autres) par la « mobilisation des établissements d’enseignement, instituts techniques, et chambres d’agricultures ». Aucune mesure financière concrète d’accompagnement n’est toutefois prévue pour le moment.
En novembre, la Fnab (agriculteurs bio) avait demandé la mise en place « d’un véritable accompagnement public », sous la forme d’un « plan cuivre transversal » pour « relever le défi » de la baisse de la limite maximale autorisée par l’Union Européenne.
Une « cartographie » des projets de recherche
Un « plan cuivre transversal » pour « relever le défi »