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Cultures irriguées : 60 % des surfaces menacées par un stress hydrique « extrême »

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Pas moins de 60 % des cultures irriguées sont menacées par un stress hydrique « extrêmement élevé », indique le World Resources Institute (WRI) dans un rapport publié le 16 août. Ce stress « élevé » signifie qu’au moins 40 % des ressources en eau disponibles sont consommées, entraînant des concurrences locales entre les différents usagers. Parmi les cultures particulièrement concernées figurent la canne à sucre, le blé, le riz mais aussi le maïs. « Or, pour nourrir 10 milliards de personnes d’ici 2050, le monde devra produire 56 % de calories alimentaires en plus qu’en 2010, tout en faisant face à un stress hydrique croissant ainsi qu’à des catastrophes liées au climat comme les sécheresses et les inondations », prévient le WRI. Tirée notamment par la croissance de l’agriculture irriguée, la demande en eau a plus que doublé depuis 1960. Or, le phénomène s’accélère à un rythme supérieur à celui de la démographie mondiale, en particulier dans les pays en développement.

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L’institution de recherche environnementale a par ailleurs publié un atlas sur les pénuries d’eau, actuelles et à venir, sur sa plateforme de données baptisée Aqueduct. Aujourd’hui, 4 milliards de personnes affrontent d’ores et déjà un stress hydrique « élevé » au moins pendant un mois par an. Après avoir examiné des séries de données de 1979 à 2019, le WRI estime que la part de la population concernée par ce problème pourrait s’élever à près de 60 % dès 2050. Par ailleurs, vingt-cinq pays relèvent d’un stress « extrêmement élevé », où le déséquilibre entre leur consommation et leurs réserves en eau atteint au moins 80 %. D’ici le milieu du siècle, un milliard de personnes supplémentaires pourraient vivre dans des conditions de stress « extrêmement élevé », prévient le WRI.

Le stress hydrique « élevé » touche 4 milliards de personnes