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Territoires CUMA et Scic : des projets utiles pour le territoire

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Le 29 novembre à Paris, la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCUMA) a tenu une journée de travail avec la Confédération générale des Scop (entités en forme coopérative) qui visait à dynamiser les projets de ces entités sur le terrain. Les Scic, ou sociétés coopératives d’intérêt collectif, du nom du nouveau statut juridique, offrent une ouverture vers plus de partenariat avec les collectivités territoriales.

Si les 12 500 CUMA françaises existent depuis longtemps et sont très implantées dans le paysage agricole (240 000 agriculteurs y adhèrent soit plus d’un sur deux), les Scic font figure de nouvelles venues. La première Scic a été créée en 2002, sur la base d’une loi de 2001. Il en existe près de 200 dont les deux tiers environ ont été créées ex-nihilo. Parmi elles, de nombreuses structures de ventes en circuits courts, d’autres à vocation solidaire ou écologique…
Quel lien les Scic et le monde agricole peuvent-ils entretenir ? De par leur forme juridique, les Scic sont des structures dans lesquelles peuvent s’inscrire des partenaires aux formes sociales très différentes (voir encadré). Elles peuvent accueillir les collectivités territoriales par exemple. Certaines s’impliquent par ce biais dans des projets de « bois énergie » ou de méthanisation, pour leurs besoins (chauffage des bâtiments administratifs…). Les collectivités territoriales sont également intéressées par la création de structures de vente de produits agricoles en circuit court pour fournir les cantines scolaires par exemple ou par la création de structures de transformation (lait, viande, céréales, fruits et légumes…) dans l’objectif cette fois de maintenir des emplois sur leur territoire.
Pour les agriculteurs, les Scic permettent d’aller soit vers la transformation, soit vers la diversification, avec souvent des aides publiques pour les investissements et des débouchés en partie assurés. L’objectif est d’améliorer leurs revenus soit en récupérant la valeur ajoutée de la transformation ou les marges des intermédiaires, soit en développant une activité complémentaire. A défaut, un grand nombre d’entre eux sont conscients qu’ils devront arrêter leur activité.
« Pour se maintenir, nombreux sont ceux qui tentent aujourd’hui différentes options : pluriactivité, changement d’activité agricole, passage en bio… », explique Stéphane Gérard, président de la FNCUMA.
Un millier de CUMA s’est déjà tourné vers de nouvelles activités : vers la transformation de produits alimentaires (pour les 2/3) et l’utilisation de la biomasse (pour 1/3).
C’est sur le constat de l’apport potentiel des Scic à l’agriculture qu’a été signé il y a deux ans un accord entre la FNCUMA et la CG Scop. La journée du 29 novembre voulait donner un nouvel élan à cet accord à travers la démonstration d’actions concrètes sur le territoire.

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