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Cuniculture : « envie d’investir », mais besoin d’accompagnement

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Les éleveurs de lapins auront « besoin d’accompagnement financier » pour investir dans le bien-être animal, a affirmé Camille Lalaurette (Itavi) le 12 septembre au Space. Elle y présentait une enquête réalisée auprès d’éleveurs représentant 9 % de la production nationale organisée (financée par l’interprofession cunicole Clipp et FranceAgriMer). D’après les résultats, les investissements nécessaires pour produire du lapin dans des bâtiments alternatifs sont supérieurs aux capacités d’autofinancement des éleveurs. Adapter un bâtiment existant coûte environ 20 € par femelle et par an, tandis qu’une création coûte le double. Or, la capacité d’autofinancement des élevages tourne en moyenne autour de 3 € en 2019. Elle pourrait atteindre 14 € en 2023 grâce au désendettement des exploitations.

« L’envie d’investir existe encore dans nos élevages », a souligné Guy Airiau, le président du Clipp. « 25 % des éleveurs interrogés disent réfléchir à un investissement dans les cinq ans », confirme Camille Lalaurette. 21 % veulent modifier l’aménagement intérieur de leurs bâtiments, dont une bonne partie (43 %) pour basculer en alternatif. Le plan de filière cunicole a fixé l’objectif de 25 % de la production en alternatif, bio ou Label rouge d’ici 2022. Un cap qui nécessitera environ 24 M€ d’investissements.

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D’après les projections de l’Itavi, la production cunicole organisée reculerait de 3,4 % par an pour atteindre 30 113 tonnes équivalent carcasse (téc) en 2023 (contre 36 000 téc en 2018). Une baisse « essentiellement liée à l’évolution naturelle démographique », explique Camille Lalaurette. Plus d’un quart du potentiel de production est aux mains d’éleveurs âgés de 55 à 59 ans. Quant à la consommation, durant les sept premiers mois de 2019, elle aurait reculé dans une fourchette de 6,7 % (par bilan) à 4,1 % (Kantar). Les professionnels se sont fixé l’objectif de ramener cette baisse à 3 % par an grâce à une campagne de communication.

La production cunicole reculerait de 3,4 % par an pour atteindre 30 113 téc en 2023