Le commissaire européen Phil Hogan propose de ramener à zéro le dispositif d’intervention publique sur la poudre de lait pour 2018 tout en se gardant la possibilité d’agir sur le marché au coup par coup si nécessaire. Objectif : éviter que les stocks déjà importants de ce produit, amassés pendant la crise de 2016, grossissent encore alors que Bruxelles cherche à s’en débarrasser. Les marchés agricoles sont stables depuis plusieurs mois, et la plupart des secteurs, à part peut-être la viande bovine, sont dans une situation que la Commission juge satisfaisante. Voilà l’occasion pour elle de tester la levée d’un nouveau filet de sécurité. Une orientation peut-être prématurée alors que les producteurs se remettent à peine d’une crise sévère. Le peu d’enthousiasme montré, à ce stade, par les États membres semble en témoigner. Un certain nombre craint qu’à terme la Pac n’offre plus que les organisations de producteurs et les outils de gestion de risques, telles les assurances, pour protéger l’agriculture européenne des risques du marché. Ces deux instruments ont d’ailleurs été les principaux points discutés dans le cadre du règlement omnibus dont la négociation vient de se conclure. Ils devraient surtout être au cœur des tractations sur la future Pac.
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