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Pac 2013 Dacian Ciolos demande aux ONG « d’être réalistes » sur la future Pac

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Le « groupe Pac 2013 » a rencontré le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, le 27 février au Salon international de l’agriculture (Sia). Cette union d’organisations non gouvernementales (ONG), en faveur de l’environnement et du développement agricole et rural, a pu lui faire part de sa déception face au manque d’ambition de la Politique agricole commune (Pac) après 2013, ainsi que de ses propositions.

«La Pac doit soutenir la réintroduction des légumineuses dans les assolements européens », a déclaré Marc Dufumier, professeur d’agronomie et représentant de la fondation Nicolas Hulot, suite à sa rencontre avec Dacian Ciolos, commissaire européen à l’Agriculture, le 27 février au Salon de l’agriculture. Au sein du groupe Pac 2013, différentes ONG ont ainsi pu interpellé directement Dacian Ciolos afin de lui faire part de leur déception quant au projet présenté pour la Pac après 2013, et lui présenter leurs propositions.

Débat réaliste sur les orientations et effets de la Pac
Pour Marc Dufumier, la réintroduction des légumineuses dans les assolements européens impliquerait la mise en place d’aides couplées pour ces productions et de barrières tarifaires sur les importations de soja et d’engrais azotés. Sur ce point, Marc Dufumier dénonçait les importations massives de soja OGM en provenance des Amériques, ainsi que la dépendance de l’Union européenne au niveau des importations de fertilisants azotés, ou de l’énergie nécessaire pour les produire. Ce à quoi Dacian Ciolos a répondu qu’il fallait rester réaliste vis-à-vis, notamment, des accords commerciaux internationaux impliquant l’Europe. Concernant le verdissement de la Pac, les ONG ont reconnu les efforts faits en faveur de l’environnement, mais ont regretté le manque d’ambitions face aux propositions initiales. Le « groupe Pac 2013 », par la voie du WWF, a ainsi dénoncé un mode de calcul français des surfaces d’intérêt écologiques, sujettes à aides Pac, trop peu contraignant. Selon l’organisation de défense de l’environnement, le mode de calcul français amène parfois à ce que plus de 100% de la surface d’une exploitation agricole soit considérée comme étant d’intérêt écologique. Enfin, Solidarité internationale a abordé la question de l’amélioration de la sécurité alimentaire de pays en voie de développement, affectée parfois par les subventions européennes à l’agriculture. Sur ce sujet, Dacian Ciolos a répondu que ces questions étaient le fait des gouvernements de ces pays. Le commissaire a écouté les ONG, mais n’a rien promis, et reste très réaliste quant aux marges de manœuvres dont il dispose pour faire évoluer la Pac d’après 2013 avec un budget reconduit.

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