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UE/Mercosur Dacian Ciolos tente de rassurer les ministres de l'Agriculture des Vingt-sept

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Le commissaire européen Dacian Ciolos a dû encore une fois rassurer les ministres de l'Agriculture de l'UE qui, pour plusieurs d'entre eux, s'inquiètent des conséquences de l'accord de libre-échange que la Commission négocie avec le Mercosur. Une première analyse d'impact sera présentée aux experts des Etats membres le 27 avril, a-t-il promis.

Les risques d'une nouvelle ouverture du marché communautaire aux exportations, de viande bovine notamment, des pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela en cours d'adhésion) ont de nouveau été soulignés, lors du Conseil agricole de l'UE, le 14 avril à Luxembourg, par l'Irlande, soutenue par la France, l'Italie, l'Autriche, la Grèce, la Roumanie, la Pologne, la Belgique, la Slovénie et le Portugal. Ces Etats membres ont appelé la Commission à adopter une « approche prudente » dans les négociations commerciales avec les partenaires sud-américains, sur la base d'une analyse d'impact.
De leur côté, la Suède et les Pays-Bas ont plaidé pour un « accord large et équilibré » portant également sur les questions de bien-être animal.

Analyse d'impact
Répondant à ces inquiétudes, Dacian Ciolos a annoncé que les premiers résultats d'une analyse effectuée par ses services pour évaluer les conséquences d'un accord avec le Mercosur sur certains secteurs sensibles seraient présentés le 27 avril aux experts des Vingt-sept.
Le commissaire à l'agriculture a aussi expliqué qu'il n'était pas prévu de soumettre des offres d'accès au marché lors de la prochaine session de pourparlers avec le Mercosur, du 2 au 6 mai à Asunción (Paraguay). Il s'agira essentiellement de tester le niveau des « ambitions réciproques », a-t-il précisé, ajoutant que toute ouverture chiffrée du marché communautaire devra être « équilibrée » et « partagée avec les Etats membres » avant d'être proposée aux pays sud-américains.
« Le Mercosur, ce n'est pas qu'une question de viande bovine », a également déclaré M. Ciolos aux ministres. Selon lui, l'UE a en effet des intérêts commerciaux offensifs tels que la protection des indications géographiques, les produits laitiers, l'huile d'olive, le vin ou les spiritueux.

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