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Produits bio/Stratégie Danival surfe sur la vague du bio

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Le spécialiste des produits appertisés bio Danival, basé dans le Lot-et-Garonne, va doubler ses capacités de production pour accompagner sa croissance. Un investissement de 1,5 million d’euros. Dans le même temps, l’entreprise essaye de renforcer les filières locales avec lesquelles elle travaille et d’en créer de nouvelles.

Danival, qui fête ses vingt ans cette année, enregistre une croissance très soutenue depuis son rachat par Vivasanté (famille Le Lous) il y a dix ans. Entre 2000 et 2009, le chiffre d’affaires est passé de 3 millions à 14 millions d’euros et le nombre de salariés de 20 à 75. Le spécialiste des produits appertisés bio (1) joue la même carte depuis sa création par Daniel et Valérie Gevaert : des produits de qualité, une forte politique d’innovation (20 nouveautés sortent chaque année et la gamme compte 220 références) et la commercialisation de produits sous sa propre marque en circuits spécialisés bio.

La carte des circuits spécialisés et de l’export

« Nous privilégions les circuits spécialisés pour la dimension de conseil et leur largeur de gamme. Ils représente plus de 90 % de notre chiffre d’affaires, explique Thomas Breuzet, directeur général de Danival. Nous travaillons aussi pour des MDD et en sous-traitance pour des industriels. C’est une reconnaissance, mais ce n’est pas un axe de développement majeur. Nous voulons maintenir cette part à moins de 10 %. »
C’est plutôt l’export, toujours sous la marque Danival, que le dirigeant voudrait développer, en le faisant passer de 15 % à 20 % du chiffre d’affaires. Danival, qui travaille actuellement avec des importateurs, va ainsi essayer de faire davantage mettre en avant ses produits par les distributeurs. La stratégie consiste à se renforcer sur les marchés existants (en Europe), l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne représentant les trois premiers marchés de Danival à l’export.

Doubler les capacités de production d’ici à trois ans

Thomas Breuzet n’avoue pas d’autre objectif de croissance que de faire un peu mieux que le marché. Un marché du bio en pleine expansion qui a rendu des investissements nécessaires, le site d’Andiran étant arrivé à saturation. D’où un programme d’investissement de 1,5 million d’euros sur trois ans, destiné à doubler les capacités de production, après 3 millions d’euros investis sur les dix dernières années. Un entrepôt de 1 700 m2 (soit une surface multipliée par trois) a ainsi été construit à proximité de l’usine, afin de réaménager celle-ci. Une nouvelle ligne de lavage et de parage des matières premières a d’ores et déjà été installée.
Ces matières premières viennent pour un tiers de la région, un tiers d’autres régions en France, et un tiers de l’étranger. Une part locale que Thomas Breuzet aimerait voir passer à 50 %. « Nous nous engageons sur trois ans auprès des producteurs et nous voulons développer de nouvelles filières. Nous avons ainsi monté une filière bœuf avec neuf éleveurs et travaillons sur un projet de verger avec Vitamont (2) », explique-t-il. Autre nouveauté, les packagings qui sont modernisés cette année. Danival a déjà diversifié les contenants : bocaux de verre mais aussi emballages souples et barquettes plastiques mais réfléchit déjà à la suite. Autre chose que des produits appertisés ou des produits appertisés d’un genre nouveau, on n’en saura pas plus pour l’instant.

(1) Les produits appertisés salés et sucrés représentent 90 % du chiffre d’affaires de Danival. Le sel marin non raffiné et les produits à base de soja (shojun et miso) complètent l’activité.  

(2) Vitamont produit des jus de fruits bio.

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