Le groupe a inauguré son site d’Evian en Haute-Savoie. Quelques jours plus tôt, Emmanuel Faber avait réitéré sa confiance dans l’atteinte par Danone des objectifs fixés à l’horizon 2020.
Danone a dévoilé le 12 septembre sa nouvelle usine d’embouteillage Evian en Haute-Savoie, dans lequel il est prévu d’investir 280 M€ jusqu’en 2020. Le groupe a de grandes ambitions pour sa marque Evian, troisième derrière l’indonésienne Aqua et la mexicaine Bonafont, qui devrait continuer de voir sa croissance tirée par les États-Unis où elle progresse de plus de 10 % par an et où la croissance « devrait rester à deux chiffres », a indiqué Emmanuel Faber, le directeur général à Reuters lors de l’inauguration du site. La division Eaux représente 21 % des ventes de Danone.
La marque a pour objectif de produire deux milliards de bouteilles par an en 2020, contre 1,8 milliard en 2016. Dix nouvelles lignes de production ont donc été ouvertes sur le site, avec une capacité de 72 000 bouteilles/heure sur la ligne la plus rapide. Cette usine sera également la première marque internationale du groupe Danone neutre en carbone d’ici 2020, a encore indiqué le dirigeant.
Un nouvel actionnaire surprise
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À noter que lors d’une conférence organisée par Barclay’s le 6 septembre et retransmise sur internet, Emmanuel Faber s’était dit confiant dans la capacité du groupe à atteindre ses objectifs d’amélioration de la rentabilité et de croissance de ses ventes d’ici 2020. Danone s’est engagé à dégager une marge opérationnelle courante supérieure à 16 % en 2020 (contre 13,8 % l’an dernier) avec une croissance globale de ses ventes en données comparables comprise entre 4 % et 5 % (contre 2,9 % en 2016).
De quoi relancer l’intérêt sur le titre, après l’arrivée mi-août du fonds activiste Corvex Management à hauteur de 0,8 % dans le capital du groupe. Un invité surprise qui n’est pas passé inaperçu. Selon l’agence Bloomberg, "Corvex pense que l’action est sous-évaluée et que sa performance, comparée à celle de ses concurrents, rebondirait si la direction améliorait le fonctionnement de l’entreprise et la positionnait avec succès pour profiter de la tendance en faveur de la santé et du bien-être". Interrogé par Reuters le 12 septembre sur l’arrivée de ce nouvel actionnaire, Emmanuel Faber n’a pas souhaité faire de commentaires. Si Corvex n’a encore rien exigé publiquement, les analystes estiment que sa présence risque "de maintenir la pression sur les dirigeants pour atteindre les objectifs « ce qui devrait être suffisant pour soutenir le cours », soulignait dans une note récente Andrew Wood, analyste chez Bernstein.