Le groupe a annoncé l'acquisition, par l'intermédiaire de sa filiale néo-zélandaise Nutricia, de deux usines, l'une de séchage auprès de Gardians, l'autre de mélange et conditionnement auprès de Sutton Group. « Cette transaction apportera à Nutricia une importante capacité de séchage de lait, ainsi qu'un accès à une offre de lait frais sur le long terme », explique Nutricia, sans donner de précisions financières. Elle lui permettra surtout de contrôler l'ensemble de la chaîne de production. Un moyen d'oublier la vraie fausse alerte au botulisme émise par son partenaire Fonterra en août dernier. Depuis, Danone a mis fin au contrat qui le liait à cette coopérative laitière néo-zélandaise et engagé des poursuites devant la Haute Cour de Nouvelle Zélande pour obtenir réparation. Cet épisode lui a coûté 300 millions d'euros au groupe, en raison de l'arrêt brutal des ventes et de la destruction de stocks invendus, sérieusement affecté la rentabilité du groupe en 2013 et écorné son image auprès des consommateurs. « Cette affaire a stoppé ce qui aurait dû être la plus belle année de Danone et effacé nos très bons résultats en Russie, notre co-leadership sur le yaourt grec aux Etats-Unis et notre renforcement en Afrique », avait indiqué Franck Riboud aux actionnaires lors de l'assemblée annuelle du 29 avril dernier. Sur le premier trimestre 2014, le chiffre d'affaires du pôle Nutrition infantile a reculé de 7,7 % à données comparables par rapport à la même période de 2013.
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