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Dans la Silicon Valley, Ag et Tech peinent à s'entendre

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Le mariage de la “tech” et de l’Agriculture n’a toujours rien d’évident dans la Silicon Valley, révélait, en creux, la 5e édition de la Conférence de l'AgTech dans la Silicon Valley, qui rassemblait plus de 500 investisseurs, entrepreneurs agricoles et start-up, le 3 mai à Mountain View (Californie), à l’initiative de la firme Royse Law.

Le paradoxe revient à chaque rencontre entre les acteurs de la puissante filière agricole californienne et leurs proches voisins, ceux du berceau de l’innovation technologique et de la culture “startups”. “Ca me fait presque mal au coeur”, se lassait Greg Gonzales, du vignoble Schied Vineyards. Toute solution technologique, martelait-il, doit être taillée pour la filière qu’elle sert, être actionnable sans surcoût de formation et créer de réelles économies.

Pour pallier la “déconnexion culturelle” entre Ag et Tech de nombreux intervenants, sociétés de capital-risque (VC) comprises, rappelaient une évidence: il faut s’immerger dans le milieu, écouter les agriculteurs, comprendre leurs défis quotidiens et mobiliser le peu de temps qu’ils ont pour tester leurs innovations.

Autre conseil aux start-up: développer dès les premiers pas sa technologie avec des agriculteurs partenaires ; ils deviendront, promet-on, des ambassadeurs de choix, dans un monde où le bouche à oreille est LA clé de l’adoption technologique.

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L’écosystème Agtech a émis des messages quasi-hérétiques pour la “Tech” de la Silicon Valley : des investisseurs ont conseillé d’éviter les segments “à la mode” (drones, capteurs), tandis que des professionnels de la protection des plantes ont appelé les start-up à... ne pas être trop “disruptives”!

Ces même professionnels voyaient au contraire d’un bon oeil le machinisme de précision, les solutions de lutte mécanique ou encore, les promesses de la technologie Crispr. L’édition du génome a d’ailleurs fait l’objet d’un exposé technique.

Au programme aussi, le Machine learning, la FinTech (technologies appliquée à la finance), notamment avec GrainChain, une start-up qui utilise la blockchain pour sécuriser les contrats entre céréaliers et acheteurs, et… les technologies appliquées au cannabis, dont l’usage récreatif est désormais légal en Californie.