Près de 260 brebis sont mortes dans la Vallée d’Aston (Ariège) après être tombées dans un ravin à la suite d’une attaque d’ours, ont indiqué les Jeunes agriculteurs le 27 juin. Une information confirmée, en fin de journée, par la préfecture de l’Ariège : « Suite au constat réalisé sur place par les agents de l’ONCFS, les éléments recueillis permettent d’imputer le dérochement à l’ours », indique-t-elle. « C’est une tragédie, d’autant qu’un des deux éleveurs concernés a déjà perdu une partie de son troupeau il y a quatorze ans dans des circonstances similaires », déplore la présidente des JA de l’Ariège, Clémence Biard. « Les mesures annoncées récemment par le gouvernement dans sa feuille de route ne sont pas suffisantes », ajoute la syndicaliste. Cette feuille de route prévoit la mise en place d’un « dispositif d’effarouchement graduel des ours », dans les estives où des attaques d’ours sont recensées et une « revalorisation de l’indemnisation » et un « accompagnement financier renforcé » pour le déploiement de mesures de protection.
Dans une lettre ouverte au président de la République, les JA dénoncent « l’inconscience et l’incompétence des pouvoirs publics qui poussent les éleveurs dans leur retranchement ». « En exposant les éleveurs à des situations de travail et de risques intolérables, l’État devra assumer haut et fort les drames qui se présagent », alerte l’organisation syndicale. « Une procédure d’indemnisation rapide sera mise en place : elle inclura la perte des animaux tués mais également une indemnisation complémentaire spécifique, destinée à compenser les coûts de reconstitution du troupeau », assure la préfecture.
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La Chambre d’agriculture de l’Ariège annonce de son côté « qu’elle ne participera plus » aux réunions organisées avec l’État sur l’ours. Un cinquantaine d’ours vit désormais dans le massif des Pyrénées.
La Chambre d’agriculture de l’Ariège « ne participera plus » aux réunions organisées avec l’État sur l’ours