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Dans l’Aude, "l’enfer" de la pauvreté en milieu rural

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"Être pauvre à la campagne, c’est pas plus facile qu’en ville, c’est l’enfer", juge un bénéficiaire des Restos du Cœur, dans un reportage de l’AFP. Dans l’Aude, département parmi les plus pauvres de France, ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté s’en sortent en réduisant "tout drastiquement". Sur la petite place du village de Rieux-Minervois (Aude), ils sont une quinzaine, numéro à la main, à attendre en plaisantant de pouvoir entrer dans les locaux un peu vétustes des Restos du Cœur. Pâtes, riz, conserves… les 60 bénéficiaires de ce centre pourront repartir avec le minimum vital. Comme beaucoup de ruraux, Denis Ristretto arrive à s’en sortir grâce à cette aide et son "gros potager". Un atout qui fait souvent penser que la pauvreté se vit mieux au vert qu’en ville. "C’est faux, c’est un cliché ! Être pauvre à la campagne, c’est pas plus facile qu’en ville, c’est l’enfer !", s’insurge le retraité. "De chez moi, si je veux aller à la CAF, il faut faire 150 km. Vous imaginez le prix de ce trajet ?". "Les frais d’essence, l’assurance, le parking, tout a un coût : l’éloignement fait qu’il est plus difficile d’être pauvre à la campagne", renchérit Solène Dupont, vivant avec 660 euros de chômage par mois, vite envolés dans son loyer de 550 euros.

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