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Dans un rapport, un député ciottiste tire à boulets rouges sur l’Agence bio

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Dans son rapport sur le financement de l’agriculture biologique réalisé dans le cadre du Printemps de l’évaluation de l’Assemblée, qui n’a pas été adopté en commission des finances, le député Vincent Trébuchet (ciottiste, Ardèche) étrille le fonctionnement de l’Agence bio. Il recommande de « supprimer les budgets publics dédiés à la communication ». « Ce n’est pas la mission de l’État que de faire de la publicité pour des intérêts marchands. Ce n’est ni équitable, ni efficace », affirme-il dans son allocution aux députés. Pour rappel, la ministre de l’Agriculture a annoncé le 20 mai la suppression du budget de 5 millions d’euros alloué à la communication pour 2025, de même qu’une partie des budgets investissements. Vincent Trébuchet recommande également de « regrouper les missions de l’Agence bio, de l’Inao et de France Agrimer au sein d’un opérateur unique » ou bien de « réinternaliser ces missions » au sein du ministère de l’Agriculture. « La mission d’information a permis d’identifier des doublons entre les missions » de ces trois instances, dit Vincent Trébuchet qui souhaite une gouvernance "plus claire et plus efficace ».

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Envisagée puis écartée en janvier par Annie Genevard, l’idée de supprimer l’Agence bio est revenue sur la scène via une hypothétique fusion avec l’Inao ou FranceAgriMer qui serait sur la table à Bercy. Le rapport dénonce aussi le « pilotage hors-sol » de la politique de la bio. L’élu regrette l’objectif « irréaliste » d’atteindre 21 % de SAU bio en 2030, et appelle à compléter cet indicateur de surfaces par un autre indicateur « relatif à la production ». Il recommande de paramétrer les aides à la bio selon « une logique d’analyse du marché et de la demande, filière par filière », et propose d’introduire « un volant conjoncturel » pour « adapter le rythme des conversions » aux besoins du marché.

« ni équitable, ni efficace »