Le Salon de vins de Loire, qui se tiendra à Angers du 31 janvier au 2 février 2005, accueillera 600 exposants et attend 8 000 à 9 000 visiteurs. Une manifestation axée sur l’exportation. Et qui semble porter ses fruits : les vins de Loire ont gagné des parts de marché en 2003. Ce qui n’empêche pas la crise de se développer également dans ce grand vignoble.
Cette année, les invités d’honneur sont le Royaume-Uni et l’Ontario. Et pour la première fois, des visites de vignobles leur seront proposées. Des conseils à l’exportation sont prévus par Ubifrance. Depuis plusieurs années, le salon des vins de Loire a axé ses efforts vers les autres pays. Une stratégie qui semble payante puisque en 2003, les exportations des vins de Loire ont augmenté de 6,4% alors que les exportations françaises de VQPRD (vins de qualité) ont perdu 6,2%. Les volumes exportés (260 000 hl) ont atteint près de 9% de l’ensemble des exportations françaises de VQPRD. Le Royaume-Uni est le premier acheteur du Val de Loire. En restauration, où ils sont leaders, les vins du Val de Loire ont maintenu également leur place malgré un repli de 3%. En grande distribution, ils sont au troisième rang derrière les vins du Rhône et de Bordeaux (13% de parts de marchés). Cette année, les rosés ont connu un tel succès (France et export) que la région était en rupture de stock fin mai.
De 400 à 500 entreprises en difficulté
Malgré ces bons chiffres, une centaine d’entreprises viticoles du Val de Loire ont rempli des dossiers pour les agriculteurs en difficulté. Cependant, le nombre d’agriculteurs en difficulté serait de 400 à 500 viticulteurs, selon Pierre Aguilas, président du Salon des vins de Loire. Et ce nombre serait en progression.
« Cette crise est très grave, inhabituelle mais fait moins de tort en Val de Loire que dans le Bordelais. En Anjou-Saumur, nous ne sommes pas les plus touchés. Contrairement à d’autres vignobles, nous n’avons pas planté de vignes ces dernières années », explique Pierre Aguilas.
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La région, qui ne s’est pas encore engagée dans le révision des décrets d’AOC, étudie la possibilité de développer un vins de pays régional.
« Les vignerons de la région sont d’accord pour qu’il porte le nom de Loire plutôt que Val de France, même si nous ne sommes pas encore tombés d’accord sur la dénomination exacte », explique Pierre Aguilas.
Les discussions sur le sujet se poursuivront à l’occasion du salon.