Comparés à d’autres secteurs industriels, l’agroalimentaire se sort globalement bien de la crise, a expliqué Richard Girardot, le président de l’Ania, lors de sa conférence de rentrée. Une situation à nuancer toutefois pour les fournisseurs des hôtels, restaurants et de la RHF qui connaissent « des situations tragiques ».

Reste maintenant à ne pas perdre, à l’avenir, l’avantage de « cette reconnaissance des consommateurs du savoir-faire des entreprises françaises », et surtout à répondre à la volonté du gouvernement de restaurer notre souveraineté alimentaire. « Il va falloir qu’on soit les meilleurs », soutient Richard Girardot, à condition que les entreprises retrouvent leur compétitivité, grâce à des efforts notamment d’investissements, d’innovations et de recrutements. Mais surtout, estime le patron des IAA, « il n’y aura pas de relance s’il n’y a pas de loyauté dans les relations commerciales ». Et de rappeler quelques chiffres-clés qui font mal : en dix ans, l’industrie alimentaire a perdu huit points de marge et la destruction de valeur atteint 7 milliards d’euros en sept ans. Tous les maillons de la chaîne alimentaire « ont travaillé de façon efficace et sincère », au plus fort de la crise, selon Richard Girardot, qui les appelle aujourd’hui à « assumer ensemble la feuille de route » du plan de relance, « pour en assurer le succès ».

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Il serait en effet assez incompréhensible, et pourquoi ne pas dire stupide, que les prochaines négociations commerciales ne prennent pas un tout autre chemin que dans le passé, avec plus de solidarité entre les acteurs de l’alimentaire et de la distribution. Au risque de rater le coche de la reprise et surtout d’ajouter des problèmes à une situation déjà très compliquée en France.