Les producteurs de légumes se félicitent de la pérennisation du dispositif d’exonération de cotisations patronales TO-DE, annoncée par Gabriel Attal, le 1er février, mais avec un bémol : « Le TO-DE est pérennisé mais uniquement pour les salariés saisonniers, indique Légumes de France, dans son bulletin de liaison. Rappelons que dans les exploitations maraîchères, plus d’un salarié sur deux en moyenne est permanent. Nous continuerons à porter la demande d’une extension à l’ensemble des contrats agricoles (saisonniers mais également permanents et groupements d’employeurs). Cette demande est vitale pour l’équilibre économique de nos entreprises. »
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Le dispositif n’est cependant pas du goût de tout le monde. « Ce dispositif coûteux n’est pas destiné à toutes les exploitations et enferme l’emploi salarié agricole dans la précarité, insiste la CFDT Agri Agro. Pour le million de salariés agricoles – qui assurent près de la moitié du travail en agriculture –, cette exonération totale de cotisations patronales pour les contrats courts constitue une trappe à bas salaires ». L’analyse est partagée aussi par la CFTC Agri : « Si ce dispositif est un levier pour la restauration de la compétitivité-coût des exploitations agricoles, il ne peut en aucun cas constituer une réponse pérenne. La pérennisation du dispositif est donc contradictoire avec la déclaration de politique générale du Premier ministre dans laquelle il annonçait une réforme sur les bas salaires », a-t-elle expliqué. La CFTC demande la mise en place d’un mécanisme de conditionnalité des exonérations patronales au respect de la classification des emplois de la convention collective et à la fixation d’un écart minimum entre les échelons.