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De nombreux sujets qui fâchent

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Régis Hochart et Gérard Durand, les deux porte-parole de la Confédération paysanne, ont fait le tour le 2 septembre des grands sujets de la rentrée, devant la presse. Sur les dossiers politiques, peu d’orientations trouvent grâce aux yeux du syndicat. La mise en œuvre des droits à paiement unique (DPU) va « déligitimer les aides » notamment au regard de la société. La Confédération paysanne regrette également qu’aucune transparence n’existe quant aux aides versées à chaque agriculteur. La future loi d’orientation agricole ne suscite pas plus d’enthousiasme : le texte « va continuer à organiser le désert rural », estime le syndicat, considérant que la loi sera préjudiciable à l’entreprise familiale. La création d’un fonds agricole est considérée comme une erreur au motif que celui-ci officialiserait la pratique des « pas de porte », et le ferait apparaître là où il n’existe pas. La politique foncière est jugée quant à elle « dramatiquement lacunaire » et inflationniste pour le prix du foncier agricole. Enfin, la Confédération déplore de ne toujours pas être intégré dans les interprofessions. Une situation contreproductive, fait remarquer le syndicat : « Si toutes les organisations syndicales étaient présentes à l’interprofession laitière, on serait plus fort face aux industriels », estime Gérard Durand, porte-parole de la Confédération. Quant aux biocarburants, le syndicat ne s’y dit pas opposé. Mais il demande que ceux-ci fassent l’objet d’un bilan énergétique global, tout en affirmant leur forte préférence pour les circuits courts (huile végétale brute) « où la valeur ajoutée reste chez l’agriculteur ».

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