À l’occasion d’une conférence de presse le 31 mai, Céline Malaisé, conseillère régionale PCF d’Île-de-France, et le sénateur Pascal Savoldelli (PCF, Val-de-Marne) ont dévoilé des documents internes à la SNCF laissant à penser que la ligne de fret ferroviaire dédiée aux fruits et légumes entre Perpignan et le marché de Rungis (« train des primeurs) pourrait s’arrêter après le mois de juin, rapporte le site Reporterre. Elle ferait partie des 23 autres devant être cédées à la concurrence, dans le cadre de la réponse du gouvernement français à la Commission européenne. Celle-ci avait ouvert une enquête pour concurrence déloyale et réclamé le remboursement de 5,3 Md€ d’aides publiques. Lancée en 1986, supprimée entre 2019 et 2020, relancée en 2021 par Jean Castex alors Premier Ministre, cette ligne a fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) en juillet 2023, qui n’a pas abouti.
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De plus, la Semmaris (gestionnaire du marché de gros) doit lancer, à Rungis, d’importants travaux pour créer une gare multimodale afin de porter à 20 % la part du ferroviaire. « Nous allons rencontrer la Semmaris dans quinze jours car nous aimerions en savoir plus sur la date de début des travaux. Ils parlent d’avril 2025, mais pour l’instant, nous n’avons aucun détail », explique Michaël Meunier représentant de la section syndicale CGT à Perpignan. À l’occasion de son audition devant la commission d’enquête sur la perte de souveraineté alimentaire de la France à l’Assemblée nationale le 4 juin, Stéphane Layani, président de la Semmaris a indiqué qu’à la suite d’un appel d’offres, le futur opérateur avait été choisi et que le nouveau terminal accueillerait entre six et huit trains par jour à l’horizon 2026.