Le leader français des biosolutions De Sangosse lance le premier adjuvant à caractère thixotrope, capable de réduire « jusqu’à 50 % » la dose de phytos. « Pour la première fois sur le marché, un adjuvant permet de réduire jusqu’à 50 % la dose pratique » d’emploi des fongicides, a déclaré le 2 avril Frédéric Pagès, chef de marché adjuvant. La bouillie fongicide, grâce à l’adjuvant, reste fluide lors de la pulvérisation pour devenir visqueuse et très collante au contact des feuilles. C’est le principe de la thixotropie, bien connu dans les peintures. « En limitant les pertes dans l’air liées à la dérive et les pertes au sol, cet adjuvant thixotrope augmente fortement la quantité de fongicides retenue sur la feuille et donc leur efficacité finale au point de pouvoir baisser leur dose d’utilisation sans aucune perte d’efficacité », explique De Sangosse.
Il permet par exemple de réduire les fongicides jusqu’à 50 % de leur dose pratique « sans perte d’efficacité » pour les premiers traitements T1 de la septoriose des céréales et les applications contre la tavelure du pommier avant fleur. Sur d’autres cultures ou d’autres maladies, il augmente la performance des fongicides comme en légumes d’industrie, sur l’orge ou contre la fusariose des épis, le botrytis en vigne.
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De Sangosse affiche des objectifs de vente ambitieux : 300 000 hectares couverts cette année, « plusieurs millions d’hectares » à moyen terme. Le groupe évalue le taux actuel d’utilisation des adjuvants à « 28 % des passages de tracteurs » tous usages confondus, d’après le chef de marché adjuvants Jean-Marc Saurel. En fongicide, il augmente « tous les ans », pour se situer aujourd’hui à « 10-12 % ».
L’innovation réside dans la propriété thixotrope de l’adjuvant, connue dans les peintures