Abonné

Volaille/Cession Décision imminente pour l’avenir du groupe Doux

- - 3 min

L’administrateur judiciaire Maître Régis Valliot, dévoilera ce vendredi 6 juillet aux syndicats du groupe volailler le nom du, ou des repreneurs éventuels. « Il y a une quinzaine de repreneurs, tous les gros du secteur. Mais nous ne pouvons pas communiquer sur la liste des candidats, c’est confidentiel », a déclaré Régis Valliot. Une quinzaine d’entreprises dans le secteur de la volaille seraient intéressées par la reprise. Tous les acteurs majeurs du secteur sont évoqués, comme le leader, LDC, mais aussi Duc, le seul à avoir clairement fait savoir qu’il recherchait des acquisitions pour se développer, mais aussi Tilly-Sabco, Glon-Sanders, sans oublier les coopératives Cavac,Terrena et Triskalia. De son côté, le Fonds stratégique d’investissement (FSI) « n’exclut pas, s’il y a une offre qui permet d’assurer l’avenir de Doux, d’y participer », a-t-on précisé au sein de l’institution. En début d’année, il avait proposé de participer à refinancement, mais s’était ensuite retiré mi-avril, n’ayant pas été informé des négociations ayant abouti à l’accord conclu avec JBS pour le leasing de la filiale brésilienne Frangosul.

Eviter le démantèlement
Des offres communes de plusieurs prétendants ne sont pas à écarter. Ainsi, Philippe Mangin, président de Coop de France, dans un entretien à l’hebdomadaire LSA appelait de ses vœux une offre commune de coopératives. Il y évoquait par ailleurs des discussions avec Glon Sanders (fabricant d’aliments pour le bétail), dont l’actionnaire majoritaire est Sofiprotéol, l’établissement financier de la filière huiles et protéines végétales (Prolea) dont le président n’est autre que celui de la FNSEA, Xavier Beulin, très impliqué dans le dossier pour la défense des éleveurs. Une telle initiative pourrait éviter une « vente par appartements » de la société, éventualité que veulent éviter les ministres de l’Agriculture et du Redressement productif. S’exprimant devant la presse, le 2 juillet, Arnaud Montebourg a rappelé que « notre souhait est que le groupe Doux fasse l’objet d’une reprise globale, nous refusons la stratégie du dépeçage et du démembrement », plaidant pour « une solution française ». Un discours qui va dans le sens de celui de Régis Valliot qui a démenti l’information annonçant une éventuelle vente de l’usine de farine de Châteaulin (Finistère), comme a été cédée le 26 juin l’usine morbihannaise Stanven (viande pour chats et chiens). « Nous avions l’accord du juge (du tribunal de commerce) pour vendre Stanven et dégager du cash pour faire de la trésorerie dans l’urgence », a expliqué l’administrateur judiciaire. « Nous ne sommes pas des dépeceurs, on veut maintenir le groupe dans son intégrité, pas vendre à la découpe. On espère trouver une solution globale pour le groupe », a-t-il ajouté. Le problème est toutefois de trouver un repreneur ayant les reins assez solides financièrement pour reprendre ce groupe en difficulté et gagner la confiance des banquiers. En outre, il lui faudra être en mesure d’exercer trois métiers différents et très spécifiques : le poulet congelé export, la volaille fraîche (entière ou découpée) et les produits élaborés Père Dodu (saucisses, nuggets). Et bien évidemment d’en avoir la volonté. Le tribunal de commerce de Quimper rendra son jugement sur les offres le 16 juillet    

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

entreprises
Suivi
Suivre