La composition du Haut conseil des biotechnologies créée par la loi sur les OGM de 2008 a été présentée le 22 avril par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno. Comme prévu, Catherine Bréchignac, l’actuelle présidente du CNRS, en prend la tête. La première réunion du Haut conseil des biotechnologies se tiendra le 12 mai au Muséum national d’histoire naturelle.
Enfin ! Presqu’un an après sa création par la loi sur les OGM (mai 2008), le Haut conseil des biotechnologies se met en ordre de marche. La liste des 63 membres de la nouvelle instance a été officialisée le 22 avril. Aucun ordre du jour formel n’est encore arrêté mais une des premières missions du Haut conseil sera de définir la notion de « sans OGM », a indiqué Catherine Bréchignac, la présidente de la nouvelle instance lors d’un point presse au ministère de l’Ecologie. Cette notion de « sans OGM » renvoie à la loi sur les OGM dont un des articles reconnaît la « liberté de consommer et de produire avec ou sans organismes génétiquement modifiés ». Une formulation controversée.
63 membres
Outre Catherine Bréchignac, deux autres personnalités animeront le fonctionnement du Haut conseil : Jean-Christophe Pagès et Christine Noiville. Le premier, professeur à la faculté de médecine de Tours, est nommé président du comité scientifique (34 membres). La seconde, juriste au CNRS, devient présidente du comité économique, éthique et social (26 membres). Pour Christine Noiville, le comité qu’elle préside devra s’engager dans une méthode de travail qui permette d’évaluer les avantages et les inconvénients des OGM. « Je ne veux pas que cette commission soit un lieu de palabres filandreux. Je souhaite que ce soit un lieu d’évaluation, un lieu où l’on dépasse les postures. Il faut arriver à éclairer les décideurs et à travailler dans la transparence et la pédagogie », explique-t-elle.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Au sein du comité économique, éthique et social, cinq postes sont attribués à la profession agricole. Ils reviennent à la FNSEA, aux Jeunes agriculteurs, à la Confédération paysanne, à la Fédération nationale d’agriculture biologique et à l’Union nationale d’apiculture française. La Coordination rurale n’est pas représentée. L’industrie agroalimentaire est représentée par l’Ania (Association nationale des industries agroaliementaires), et les semenciers par le Gnis (groupement national interprofessionnel des semences et plants).
Les trois postes accordés aux associations environnementales reviennent à France Nature Environnement, Greenpeace France, et les Amis de la Terre. Le sénateur Jean Bizet (UMP-Manche), bien connu pour ses positions pro-OGM, est présent en tant que représentant de l’association des maires de France. Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières, est nommé en tant que personnalité qualifiée en raison de ses compétences en économie.